Les enseignants ont décidé à l'unanimité de riposter à la décision de la daïra, en procédant à l'annulation de toutes les inscriptions au programme de logements LPA qui, selon eux, ne répond en aucun cas à leurs attentes.
Alors même que son lancement fut ordonné il y a quelques semaines, ce projet fait déjà des mécontents parmi les enseignants de l'université Mentouri, affilés à la section syndicale UGTA.
Malgré la signature d'une convention entre la wilaya et le ministère de l'Enseignement supérieur pour l'octroi de 900 logements, dont des LPA, au profit des enseignants (suite à la visite du ministre Rachid Harraoubia à Constantine en avril 2011), ces derniers estiment en fait que leurs demandes restent sans écho.
La preuve, selon eux, est que plus de 50 dossiers ont été rejetés par la daïra, de même que les engagements de la wilaya (regrouper les enseignants dans une même cité et valider tous les dossiers) n'ont pas été respectés. Une désillusion de plus pour les concernés qui se sont réunis, samedi, au campus Zarzara, dans le but de débattre du problème du logement, mais aussi de décider des actions à entreprendre dans les prochains jours. Les enseignants ont décidé à l'unanimité de riposter à la décision de la daïra en procédant à l'annulation de toutes les inscriptions au programme LPA qui, selon eux, ne répond en aucun cas à leurs attentes. Le message est clair d'après un membre de l'UGTA : 'Nous n'aurons aucune décision pour le choix de nos logements ni même du site.
Tous les appartements sont des F3 de 70 m2 et nous n'aurons pas une cité propre aux enseignements de l'université comme cela était convenu. De plus, sur les 370 dossiers, 51 ont été rejetés, ce qui signifie que beaucoup d'autres dossiers connaîtront le même sort. Nous allons retirer nos demandes par solidarité avec nos collègues.
Nous avons transmis des courriers aux autorités locales afin de clarifier la situation, en vain. C'est d'ailleurs pour cela que tous les enseignants vont signer pour le désistement.' Toutefois, le SG de l'UGTA, Khaled Bessila, a annoncé qu'une demande sera transmise au rectorat les prochains jours pour pouvoir bénéficier des logements de fonction dits 'du président de la République', 460 logements en tout qui sont en cours de réalisation à Ali-Mendjeli. 'Nous allons formuler une lettre signée par tous les enseignants au recteur pour réactiver le dossier des logements de fonction du 'président de la République'. Même s'il y a beaucoup de retard dans l'avancement, ce programme promotionnel est plus intéressant que le LPA', précise M. Bessila. Il faut dire également que les enseignants de l'université doivent faire face à un dilemme concernant les programmes de logement annoncés par le gouvernement, depuis les dernières augmentations des salaires. Une partie d'entre eux est en effet exclue systématiquement des aides de l'état, de même qu'ils ne peuvent bénéficier ni du logement social ni du LPA dans certains cas.
D'où l'intérêt porté aux logements de fonction de l'université, et même si les 460 logements enregistrent du retard, M. Bessila rassure et souligne que l'objectif est d'obtenir les actes de propriété de ces logements, comme ce fut le cas en 1998, lorsque les enseignants ont mené une grève de plusieurs semaines pour l'acquisition de 500 logements à Zouaghi.
Les enseignants de la section UGTA, déterminés à arracher des logements, vont envoyer une demande au rectorat ces jours-ci. En cas de réponse négative, ils promettent d'investir l'esplanade de l'université pour mener une protestation.
DRISS B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Driss B
Source : www.liberte-algerie.com