Malgré cette flambée des prix, l'absence d'hygiène et le peu de moyens dont dispose le citoyen, tout se vend pendant le mois de Ramadhan à Constantine, rien qu'à voir ces files interminables devant les commerces.
Au terme de cette première semaine du mois de Ramadhan, les prix des fruits et légumes n'ont pas baissé dans la capitale de l'Est. La pomme de terre, un légume de première consommation, est vendue entre 40 et 60 DA/kg et la salade verte cédée entre 100 et 140 DA/kg. Le prix des haricots verts est passé de 80 à 120 DA/kg et celui des courgettes et des carottes entre 100 et 120 DA/kg. Une hausse estimée à 20%, selon les responsables de la direction du commerce de la wilaya. 'La tradition le veut, on s'est habitué à cette flambée des prix", avoue un citoyen rencontré au marché Boumazou, au centre-ville de Constantine. Tout en ajoutant qu'il a dépensé 10 000 DA en 2 jours alors que son salaire ne dépasse pas 35 000 DA. Concernant les fruits, c'est une 'zone rouge" où la figue est à 220 DA/kg et les raisins à 180 DA. Le prix de la viande d'agneau est passé de 750 à 1400 DA/kg, soit une augmentation de 100%. Les dattes sont cédées à 500 DA/kg. Un marché dominé par les barons du commerce qui font la pluie et le beau temps devant l'indifférence des responsables des APC et de la direction du commerce. 'On ne peut rien faire devant cette situation", nous a précisé un chef de service à la direction de commerce. Ajoutez à cette flambée des prix l'absence d'hygiène dans nos marchés, qui met la santé des consommateurs en danger, notamment avec cette canicule. Hier matin, à l'entrée du marché Ibn Battou, boulevard Belouizdad, des abats ont été jetés par terre à quelques centimètres d'une décharge publique qui déborde au quotidien. Notons que les commerçants du marché en question l'incinèrent périodiquement, alors qu'elle est située en plein centre-ville. À quelque mètres de cette décharge, des commerçants informels vendent des légumes et des fruits sur des étals exposés au soleil, à la poussière et aux insectes. À l'intérieur du marché, le sol est boueux et sale. Le même décor est constaté au marché de la cité Daksi, où l'anarchie et l'absence totale d'hygiène dominent. Par ailleurs, un phénomène déjà dénoncé l'année dernière, celui de la vente de citronnades, le 'cherbet" a fait son apparition. Il s'agit d'une boisson soi-disant fruitée fabriquée à base d'acide critique dilué dans l'eau, qui s'écoule dans tous les coins de la ville sans considération aucune de la dose du produit chimique utilisée. 'Nos brigades de contrôle ont signalé des quantités d'acide très élevées dans ces citronnades et donc particulièrement dangereuses pour la santé du consommateur", nous a précisé un responsable de la direction du commerce de la wilaya. Mais le manque de civisme du citoyen encourage ce genre de commerce, force est de le constater.
B. S
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Betina Souheila
Source : www.liberte-algerie.com