
Faute d'une politique nationale de développement du e-commerce, dans le respect des droits du consommateur, la célébration de la Journée mondiale des droits des consommateurs a viré, mercredi, à un procès contre l'utilisation d'Internet."Faites attention aux conséquences d'une mauvaise utilisation d'Internet. Prenez soin de veiller à ce que votre jeune enfant utilise avec modération Internet. Je suis attentif quand je fais des recherches sur Internet. Attention au vol d'identité numérique, une photo récupérée sur un réseau social peut être modifiée détournée à l'insu de son propriétaire." Ce sont ces slogans, hors contexte, qui ont marqué, mercredi dernier, à Constantine, les activités de célébration de la Journée mondiale des droits des consommateurs. Selon les spécialistes, il s'agit d'un discours alarmiste sur l'insécurité à même de créer le doute qui ne peut que freiner, chez nous et à moyen terme, le développement du commerce électronique, aujourd'hui locomotive des économies développées. Ainsi, dans la capitale de l'est du pays, comme ailleurs dans le pays, les visiteurs des portes ouvertes organisées par la direction locale du commerce, à l'Institut de formation professionnelle Benhamouda, n'ont pas trouvé de réponses, malgré la bonne volonté des organisateurs, à leurs questions et elles furent nombreuses. Elles concernent leurs droits dans la chaîne du e-commerce soit, entre autres, la e-commande, le e-paiement, la réception des marchandises, la signature électronique, la sécurisation des transactions monétiques et le droit du consommateur à la rétraction. Toujours à Constantine, en marge de ces portes ouvertes, des conférences ont été données par des universitaires et des cadres du secteur du commerce. Il a été question de la protection du consommateur dans la législation algérienne, de l'influence d'Internet sur le comportement du consommateur, de la modernisation des services du registre du commerce, de l'importance de la concurrence dans le marché et, enfin, de l'impact psychologique d'Internet sur l'enfant.Avec le retard des NTIC, en général, et la faible couverture d'Internet et des retards du "e-paiement" et du "m-paiement", en particulier, les attentes du consommateur algérien sont ailleurs. Son droit, le plus pressant, est de se mettre au niveau des consommateurs des pays voisins afin de pouvoir profiter des opportunités qu'offre le e-commerce.Mourad KEZZAR
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : KEZZAR Mourad
Source : www.liberte-algerie.com