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Le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (SNCHU) a décidé, hier, de surseoir à sa décision de recourir à une grève dans le secteur de la santé, en signe de protestation contre la condamnation, à la fin de la semaine écoulée, d'un de leur collègue à une année de prison ferme pour négligence ayant causé la mort d'un patient. Le représentant du syndicat, le Dr Derouiche, a également indiqué qu'un communiqué sera rendu public dans les prochaines 48 heures pour demander "la dépénalisation de l'erreur médicale".Pour rappel, un médecin vient d'être condamné, par le tribunal de Constantine, à une année de prison ferme pour négligence professionnelle ayant causé la mort d'un patient. Le mis en cause, qui, faut-il le rappeler, avait défrayé la chronique à Constantine au moment des faits en 2013, a été rejugé la semaine dernière, après une première condamnation par contumace à 3 ans de prison ferme. Cette affaire, dont les événements avaient été rapportés par Liberté, dans son édition du 15 septembre 2013, avait été déclenchée suite à une plainte déposée par deux époux qui avaient des suspicions sur les vraies raisons de la mort de leurs épouses. Des doutes motivés par une lettre remise par un médecin aux urgences médicales du CHU Ibn-Badis, dans laquelle il demandait au procureur d'autoriser une autopsie sur les corps des deux patientes décédées, transférées de la maternité de Sidi-Mabrouk dans un état critique vers le service de réanimation du CHU en question, dans la nuit du 10 au 11 septembre. Selon le rapport du médecin légiste, le décès des deux femmes était dû à une surdose de methotrexate, un médicament prescrit par le médecin traitant pour les deux parturientes qui présentaient une grossesse extra-utérine.Le verdict de l'affaire de la deuxième victime sera connu dans les semaines à venir, selon M. Debache, conjoint de cette dernière et contacté, hier, par téléphone. Souheila BETINA
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