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Le conseil de wilaya, qui s'est tenu hier au siège du cabinet du wali de Constantine pour débattre de la situation des chantiers liés aux infrastructures scolaires, s'est assigné l'objectif d'éviter le fiasco de la précédente rentrée qui a vu d'importants retards dans leur réalisation.Celles de la nouvelle ville Ali-Mendjeli ou encore des zones en périphérie de la ville comme Chaâbet Ersas ou Békira, pour ne citer que les plus significatives en matière de retard, ont été pour le wali un non-sens au regard des explications fournies par le directeur des équipements publics, Mourad Benhacine qui ne savait où se donner de la tête pour expliquer l'inexplicable. Les lenteurs administratives demeurent pour le DEP, un véritable rempart pour mener à bien les nombreux projets inscrits dans ce secteur : «Nous éprouvons beaucoup de difficultés, notamment dans des documents qui peinent à être délivrés comme les visas du contrôleur financier, d'où des retards considérables pour certaines entreprises à démarrer leurs chantiers.» Réponse immédiate du wali qui reconnaît une certaine lenteur administrative : «Il y a aussi cette complaisance de certains maîtres d'ouvrages à accorder plusieurs projets à des entreprises ou des bureaux d'études simultanément, alors qu'ils savent pertinemment que leurs capacités sont extrêmement limitées et c'est à ce titre que je demande expressément de ne plus accorder de projets aux entreprises qui ne peuvent assurer le suivi de ces mêmes projets, plus encore, je demande aux responsables locaux, APC et daà'ra de déléguer un agent pour suivre tous les projets relevant de leur circonscriptions». L'autre fait saillant de ce conseil de wilaya avait trait à la dénomination des rues de Ali-Mendjeli, un problème de taille qui se pose pour toutes les nouvelles cités.Une commission est à pied d'œuvre pour proposer des noms de chouhada, sauf que dans ce cas, les responsables ont omis que des spécialistes en onomastique, science qui étudie la toponymie des personnes et des lieux, se trouvent à Constantine et qu'à ce titre, leur contribution devrait être appréciable pour une meilleure prise en charge du problème. Sur un autre registre, une lecture de la situation, au demeurant alarmante pour les deux plus grandes communes de la wilaya et leurs lots de problèmes a été faite lors de ce conseil.El KhroubAvec une superficie de plus de 245 km2, cette commune englobe deux autres grandes villes, plus importantes que le chef-lieu de daà'ra, Ali-Mendjeli et Aà'n Nahas, voire la nouvelle ville Massinissa également. Tous les efforts déployés par la commune se révèlent vains, selon le P/APC, Abdelhamid Aberkane qui ajoute : «Nous avons tous les marqueurs d'anarchie qui caractérisent El Khroub, le marché à bestiaux qui devient un véritable problème pour le tissu urbain de la ville, avec tous les désagréments qu'il génère, la situation chaotique de la commune de Guettar El Aà'ch avec le désordre généré par toutes ces constructions illicites et les agressions environnementales comme dégâts collatéraux.» Plus loin encore, le P/APC dénonce la baisse des ressources financières de la commune à cause de la loi de finances de 2015 qui a divisé par deux la taxe sur l'activité commerciale, un manque à gagner qui pénalise lourdement plusieurs communes. Sur ce registre, le directeur des impôts, conscient de cet état de fait, rebondit et lance un appel pressant à tous les responsables pour prendre en charge un problème crucial «récolter l'impôt où qu'il se trouve», le wali renchérira en disant : «Cela doit être une opération qui doit être menée dans les meilleurs délais, surtout que cette dernière va éradiquer un phénomène récurrent et grave, l'informel qui pénalise toutes les bonnes volontés du pays.» Concernant le marché à bestiaux et l'abattoir, le P/APC s'offusque de la lenteur administrative, notamment des services agricoles qui peinent à prendre une décision. Pour le marché à bestiaux, bien qu'il constitue un patrimoine de la ville d'El Khroub, il est devenu, avec ses six hectares, après plus d'un siècle, un véritable point noir et la proposition de le délocaliser au niveau d'El Baâraoui, tout près de la ferme pilote, est sans réponse à ce jour, prétextant pour ces mêmes responsables un avis défavorable injustifié. Selon le P/APC, «c'est un espace qui convient au mieux à cette opération d'autant plus que nous n'avons qu'à construire une clôture et permettre aux maquignons de commercer en toute quiétude». Pour l'abattoir de la commune, ce dernier, selon les dires du maire, «ne répond plus aux normes requises de la réglementation en vigueur, c'est même un danger et sa fermeture, proposée depuis des lustres reste sans suite et pour cause ; l'abattoir de Constantine qui est à son tour fermé pour travaux. Une situation pour le moins inextricable, car il est impensable que la wilaya, à vocation agropastorale, ne jouit pas d'un abattoir normalisé, alors que plusieurs propositions d'investisseurs restent dans les tiroirs de l'administration».ConstantineLa commune qui a vu l'entrée d'une nouvelle équipe d' élus le 22 novembre 2015, a, selon le nouveau P/APC, Mohamed Righa, hérité d'un passif si lourd que l'ordre des priorités demeure difficile à cerner, tant l'ancienne équipe a non seulement destructuré sa propre administration, mais n'a rien fait de concret, laissant les affaires de la commune dans un état de déliquescence incroyable. Toutefois, le secrétaire général tenait à rassurer en disant que le travail accompli depuis le mois de novembre a permis de récupérer quelque peu la situation espérant remédier aux nombreuses lacunes en suspens telle l'hygiène de la ville qui demeure au centre de toutes les préoccupations. Il est à noter que la commune de Constantine, concernant l'enlèvement des déchets, accuse un déficit de plus de cent tonnes. Les espaces verts sont aussi un autre défi, puisqu'il est question de plusieurs milliers de mètres carrés à embellir.Le point noir et qui reste une énigme, a été évoqué par le directeur de l'Action sociale, Abderrahmane Tira qui pose le problème du dispositif «Blanche Algérie», qui profiterait à ses dires aux voyous.A ce titre, le secrétaire général affirme que c'est une aberration, «nous ne les voyons jamais, mais ils pointent en fin de mois pour percevoir des dus faramineux».


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