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Le syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) réclame une augmentation des salaires jusqu'à 35 000 DA au minimum.Une revendication affichée hier lors d'une conférence de presse animée par El Ayachi Benelmili, secrétaire national chargé de l'organique au SNAPAP. L'objectif de cette rencontre est de mettre en exergue plusieurs failles existantes dans les lois algériennes et qui ne servent pas les travailleurs, plus particulièrement les jeunes. Le conférencier a insisté sur la nécessité de réviser l'article 87-bis intégré dans la loi 90-11 en 1994. Selon lui, cet article est paru après la convention établie entre l'Etat algérien et le FMI concernant les salaires et l'expérience professionnelle (EP).L'on a exigé à cette époque de ne pas augmenter les salaires jusqu'en 2009. «C'était dans le but d'éviter toute sorte d'inflation», dira-t-il. Même après quelques années, l'Etat n'a pas pu annuler cet article. «C'était impossible d'annuler l'article imposé par le FMI, car cette annulation aura un impact négatif sur les différents domaines économiques. C'est pourquoi nous avons proposé la révision de la loi, et la redéfinition du mot salaire. Ceci dit, il faut faire la distinction entre le salaire et la paie, car chaque définition a son propre domaine et selon l'effort fourni par chaque individu », a-t-il expliqué et d'ajouter : «Nous voulons un salaire digne pour le travailleur algérien.On applique en Algérie des lois occidentales, mais qui ne sont pas conformes à notre mode de vie. En plus, la plupart de ces lois ne sont pas vraiment applicables». Selon Al Ayachi Benelmili, le travailleur algérien est le plus mal payé par rapport aux employés des différents pays de l'Afrique, pour ne pas dire ceux des pays occidentaux. «Environ 3 millions d'employés en Algérie ne perçoivent même pas le SMIG estimé à 18000 DA. C'est pourquoi avec ce changement il va y avoir une augmentation automatique du SMIG pour les retraités et autres catégories des fonctionnaires», a-t-il conclu.


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