Les acquéreurs des 2150 logements AADL «2» à la nouvelle ville Ali Mendjeli extension UV n° 20, qui devraient occuper leur nouveau quartier le 5 juillet prochain, ont lancé ces derniers jours une concertation autour d'une proposition qui viserait le refus de paiement des charges locatives.Une proposition qui semble trouver un large écho favorable au sein des acquéreurs, bien imprégnés des souffrances sur ce plan par ceux qui occupent des logements AADL et qui rencontrent d'énormes problèmes dans ce cadre. Ces derniers dénoncent le paiement de ces charges ou frais de gestion alors qu'en réalité les cités AADL sont livrées à l'abandon (ascenseurs souvent en panne, manque d'hygiène et autres défaillance de l'éclairage), selon de nombreuses actions de protestation engagées dans ce sens par les concernés et relayées par la presse. En tout cas, les acquéreurs ne trouvent pas leurs comptes avec ces charges, qu'ils considèrent comme une arnaque pure et simple. D'ailleurs, certains acquéreurs ont même intenté des actions auprès des tribunaux pour annuler ces charges, d'autres comptent les suivre, selon des acquéreurs de logements Cnep Immo. Pour cette raison, qui viserait à éviter le périple judiciaire, les acquéreurs des 2150 logements AADL «2» veulent devancer les évènements et exiger d'enlever les articles relevant de ces charges sur les actes, qu'ils doivent incessamment passer signer devant le notaire.
«Les acquéreurs doivent tous se mettre d'accord sur ce principe de refuser de signer les actes devant le notaire avec ces articles qui les assujettissent au paiement des charges de gestion», nous a déclaré, hier, un groupe d'acquéreurs. Ajoutant qu'ils veulent éviter de tomber dans le même piège que ceux qui les ont précédés, en acceptant ces charges incluses dans les mensualités payées par chaque locataire.
On apprend dans sillage que certains acquéreurs, très pressés d'occuper leurs logements, même s'ils sont d'accord pour ne pas payer les charges en question, n'adhèrent pas totalement à cette idée de refuser d'aller signer le contrat devant le notaire, eux qui attendent avec impatience ce moment, disent-ils. Rappelons que ces charges de gestion sont réparties en rubriques, comprenant les charges administratives qui couvrent les salaires des effectifs, les frais engagées par l'administration locale, les frais portant sur l'assurance relative à la responsabilité civile, puis s'ajoutent les charges techniques qui sont liées aux prestations relevant du volet technique tels la maintenance des ascenseurs, la bâche à eau, les vide-caves, les pompes, les colonnes montantes, les bouches d'évacuation, la consommation d'énergie électrique dans les parties communes. Intégrant également une obligation couvrant l'assurance catastrophe naturelle et l'assurance multirisques, les courantes qui couvrent le salaire des femmes de ménage et les frais engagés pour les produits d'entretien, ainsi que les charges relatives au gardiennage et à la surveillance.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com