Constantine - Revue de Presse

Constantine: Ce sur quoi se sont entendus magistrats et avocats



« Un accord a été conclu sur toutes les questions qui ont envenimé les rapports entre le bâtonnat de la région de Constantine et les autorités judiciaires locales, lors de la rencontre tenue avant-hier, au palais de Justice », souligne un communiqué du bâtonnat affiché dans le hall de la Cour de Constantine. A ce propos, on nous confiera que l'incident survenu au tribunal correctionnel de Ziadia, lorsqu'un magistrat a fait appel à la force publique pour expulser de la salle d'audience un avocat à la suite d'une protestation élevée par ce dernier contre le port de la robe noire par une interprète, a été réglé avec abandon de toutes les procédures enclenchées dans le sillage de cette affaire, qui se trouve à l'origine du déclenchement des hostilités par les robes noires. Le magistrat concerné, qui avait à ce sujet saisi le parquet, a abandonné toute poursuite judiciaire, et même l'agent de l'ordre public a retiré sa plainte déposé contre l'avocat pour les propos, jugés menaçants, tenus par ce dernier lors de l'exécution à son encontre de l'ordre d'expulsion prononcé par le magistrat de l'audience. Et pour ce qui concerne la convocation de 25 avocats devant le procureur de la République, suite à des plaintes de citoyens, il s'avère, selon les positions des responsables de la Cour de Constantine vis-à-vis de ce dossier, que « les choses ont été faussement interprétées, car il ne s'agissait que de convocations adressées aux avocats, dont les clients ont engagé des requêtes à propos de leurs affaires propres auprès du parquet, sans mettre en cause en quoi que ce soit les avocats eux mêmes ». Amalgames et ambiguïté ont ainsi fini par avoir le dessus sur les relations entre les deux parties, mettant à mal les justiciables, qui voient leurs affaires recalées à plus tard. Au moins une quarantaine d'affaires inscrites au rôle de la 3ème session criminelle, qui s'est ouvertes le 18 octobre dernier, et s'achève aujourd'hui, ont été reportées à la prochaine session. Songera-t-on à prolonger cette session pour traiter les affaires en question ?


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