
Nouvelle formule d'affiliation volontaire à la Caisse d'assurance sociale, recouvrement des créances détenues sur les employeurs, carte Chifa, dépistage du cancer du sein, le docteur Saïd Allami, directeur de la CNAS de Constantine, a fait pour nous un point de la situation dans son agence qui couvre 11 wilayas de l'Est, à l'occasion de la rencontre que nous avons eue avec lui, jeudi dernier, sur le site de «la caravane de la sécurité sociale» qui avait planté ses chapiteaux à la place de la Brèche de Constantine.Il commencera d'abord par vanter les avantages procurés par la loi de finances complémentaire (LFC) 2015, que ce soit pour les employeurs ou pour les affiliés volontaires. Citant l'article 60 de la LFC qui parle de ce chapitre, il dira qu' «on peut couvrir le maximum de personnes travaillant sur le terrain et les femmes qui travaillent à domicile, à travers une affiliation volontaire, et leur cotisation est très faible : à peine 12% du SNMG, c'est-à-dire 2.160,00 DA par mois pendant les trois premières années». Abordant le volet du recouvrement des créances qui constitue l'un des objectifs de la caravane, le directeur de la CNAS a rappelé que le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a souhaité dernièrement que «l'année 2015 soit l'année du recouvrement». Et la loi de finances complémentaire 2015, a-t-il soutenu, est venue pour faciliter cette opération aux employeurs pour les inciter à s'acquitter de leurs dettes envers la caisse. Et l'un de ses avantages est constitué par l'annulation des pénalités et majoration de retard. Et de révéler que le niveau de ce retard est conséquent. «Il y a 12.000 employeurs dans la wilaya de Constantine et le quart d'entre eux a des créances impayées», révèlera-t-il. Ajoutant que «l'ensemble de ces créances dépasse les 3 milliards de dinars». Et dans la plupart des cas, les pénalités et majorations sont supérieures à la cotisation principale. Aussi, l'employeur qui s'engage à payer ses dettes peut le faire au moyen d'un échéancier. Et dans le cas contraire, la CNAS peut aller jusqu'à bloquer les comptes des employeurs. «Ceci dit, nous n'avons quand même pas réussi à recouvrer toutes nos créances», avoue notre interlocuteur. A propos de la carte Chifa, M. Allami a indiqué que la caisse régionale compte 566.000 assurés sociaux parmi lesquels 330.000 sont détenteurs de cette carte Chifa. «Autrement dit, un peu plus que la moitié des adhérents», a-t-il fait remarquer. Et de signaler immédiatement que la «nouveauté introduite dans la carte Chifa se situe au niveau de sa mise à jour qui se faisait auparavant dans les structures de la CNAS et qui, depuis le mois de juillet dernier, se fait au niveau des officines pharmaceutiques». Mais parmi ces dossiers, c'est celui du «dépistage du cancer du sein qui ne marche pas tellement», a déploré le directeur de la CNAS. «Malgré la présence d'un centre d'imagerie médicale à caractère régional, doté de moyens très sophistiqués, malgré aussi la présence d'une équipe multidisciplinaire et la couverture psychologique, nous voyons que les femmes ne se pressent pas au portillon pour se faire examiner. Depuis cinq ans que le centre fonctionne, nous avons atteint à peine 10% de femmes qui ont été convoquées et se sont présentées pour se faire dépister. C'est peut-être dû à notre culture traditionnelle qui considère, à certains égards, que cette pathologie fait partie des maladies honteuses. Ce que je comprends moi en ma qualité de médecin, a poursuivi M. Allami, c'est peut-être par rapport aussi à la prise en charge défectueuse des cancéreux qui se fait chez nous que les patientes évitent de se confier et révéler leur état». Il y a un autre problème : beaucoup de femmes ne répondent pas aux convocations parce qu'elles ont changé d'adresse. C'est le cas de celles des familles qui ont été déplacées dans le cadre des opérations de relogement. Et c'est ainsi que les convocations retournent avec la mention «sans adresse connue».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com