
De la danse et de la chorégraphie, il y en avait, vendredi dernier en soirée, à la clôture des festivités organisées par le Ballet national, en collaboration avec le Palais de la culture, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la danse. La manifestation intitulée « Liberté », à laquelle ont pris part des troupes artistiques marocaine, espagnole, tunisienne, turque et algérienne s'est terminée en beauté et dans une ambiance toute particulière. Le Ballet national a exécuté de fort belle manière, dans une salle comble et devant une assistance émerveillée, une danse contemporaine, sous le thème évocateur « Ambivalence et début ». L'équipe a permis, dans un style typiquement algérien, à l'assistance de comprendre comment le corps exprime avec la gestuelle les tourments de l'esprit. La directrice générale du ballet, Fatma-Zohra Namous Senouci, a affirmé que cette manifestation qui entre dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la danse et le cinquantenaire de l'indépendance, est une importante rencontre en ce sens qu'elle regroupe des chorégraphes de plusieurs pays. « Dans le cadre de l'art chorégraphique, ce genre d'évènement est plus que nécessaire. On se rend compte finalement qu'on a l'art en nous, inné, mais son interprétation diffère d'une nation à une autre », a-t-elle expliqué. La compagnie tunisienne de danse « Skett » a présenté, pour sa part, une chorégraphie qui met en évidence les préoccupations citoyennes, après la révolution dites du « Jasmin ». Ghoni Yacine, membre de cette même compagnie, a affirmé que leur participation à cette manifestation culturelle est à la fois un signe de fraternité entre les deux pays et aussi une occasion au cours de laquelle ils ont fait passer, par la chorégraphie, leur message, à savoir celui de vivre dans la liberté et la prospérité. « On est le porte-parole de la jeunesse tunisienne. On défend l'art et la liberté de création par une analyse objective et une lecture critique pour aller de l'avant. Notre patrimoine matériel et immatériel est immense. A nous de l'exploiter et de le mettre à profit pour la promotion de la culture de la paix et de la fraternité », a-t-il ajouté. La prestation de la compagnie turque dont c'est la deuxième participation en Algérie a laissé une bonne impression. La danse folklorique qu'elle a admirablement exécutée n'a laissé personne indifférent. Sur un fond classique, la troupe a exécuté une danse contemporaine qui a fait voyager l'assistance à travers un riche patrimoine culturel immatériel. Le responsable de la compagnie a estimé que cette manifestation est bénéfique à plus d'un titre parce qu'elle permettra aux participants de s'enrichir mutuellement. « On a passé d'agréables moments en compagnie des artistes venus de différents pays participants. Ces rencontres sont très importantes pour l'épanouissement des artistes parce qu'elles sont un lieu d'échanges », a-t-il indiqué. L'association « Joussour Ksantina » de Constantine a présenté, de son côté, une danse populaire qui constitue une mise en valeur du patrimoine culturel de cette région. Comme pour souligner la richesse et la diversité patrimoniale de l'Est algérien, les membres de la même association ont vêtu des tenues traditionnelles aux couleurs vives. Le public a longuement salué le travail de la promotion et de la préservation de notre culture que fait cette jeune et dynamique association.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel O
Source : www.horizons-dz.com