Constantine - A la une

Cité Ziadia à CONSTANTINE Une bombe lacrymogène et deux couteaux' pour un portable bas de gamme



Une bande de jeunes repris de justice sème la panique à la cité Ziadia en contrebas du 17e arrondissement. La semaine dernière à quelques mètres du barrage de police sur l'axe routier menant vers les hauteurs de djebel Ouahch, embusqués en bas des escaliers menant vers la mosquée El Hidjra, trois jeunes repris de justice ont surpris un jeune lycéen de 17 ans de retour chez lui après une séance de cours de soutien à la cité Sakiet Sidi Youcef.
Armé de couteaux et d'une bombe lacrymogène, le premier l'immobilisa par derrière le menaçant d'un couteau à cran d'arrêt, alors que le second, la tête enfouie dans la cagoule d'un sweat-shirt lui collera une bombe lacrymogène sur les yeux laissant le soin au troisième larron de le fouiller minutieusement pour le délester d'un portable bas de gamme et de la somme de 250 dinars. Leur sale besogne accomplie, les trois lascars libèrent l'adolescent et disparaissent dans le dédale de ruelles de la cité Ziadia. La jeune victime fut choquée moins par le délit dont elle fut victime que par la passivité des passants qui ne se sont pas privés d'apprécier la scène mais sans à aucun moment esquiver le moindre geste pour porter secours au jeune lycéen.Ce n'est qu'après coup que les langues ont commencé à se délier. 'Ce n'est pas la première fois que cela arrive, nos enfants ne sont plus à l'abri dans ce quartier' avoue un sexagénaire témoin de la scène. 'Je connais la victime, c'est un adolescent du quartier, son frère a été agressé, il y a moins d'une semaine, un peu plus bas dans les mêmes circonstances et délesté de son téléphone portable'. La proximité du lycée des Frères Lakehal encourage ces jeunes délinquants à multiplier leurs forfaits ciblant le plus souvent des jeunes filles. 'L'occasion fait le larron', dit l'adage. Au-delà du délit en lui-même, c'est l'audace et l'arsenal dont disposent ces malfrats qui effraie les parents.
En plus de la variété d'armes blanches, des bombes lacrymogènes dont ils disposent, ces jeunes délinquants agissent, sans crainte aucune, au vu et au su de toute la population du quartier qui, par la force des choses, a fin par abdiquer, laissant livrés à eux-mêmes, des jeunes désarmés. Malgré l'intervention des agents de la Sûreté nationale qui n'en ratent pas une pour mettre fin à ce climat d'insécurité, ces petites bandes de délinquants prolifèrent très vite et réoccupent le terrain.
Djamel TARACHE
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