
La cité El Gammas est connue pour être la plaie de la ville au regard d'un état des lieux plus que préoccupant, notamment les chalets, dont tout le monde s'en plaint, à juste raison, à cause de l'amiante qui s'y trouve et qui a causé, depuis, de graves pathologies.L'urgence est de mise pour pallier ce phénomène mais le laxisme des pouvoirs publics qui se sont succédés, n'a pas permis d'y parvenir dans une cité où il faut tout reprendre.Des réseaux d'assainissement défaillants, un recensement erroné d'une population sans cesse croissante, sont autant de facteurs qui ont rendu la tâche presque impossible, notamment pour le bureau d'études Sau qui ne dispose, pour l'heure, d'aucun plan fiable pour entamer de véritables travaux. Ajoutez à cela une représentativité des citoyens totalement déficiente.D'ailleurs, lors de sa visite hier dans cette cité, le wali de Constantine, Hocine Ouadah, a eu beaucoup de mal à trouver des interlocuteurs valables pour cerner au moins les priorités qui pourraient alléger, un tant soit peu, les contraintes du citoyen. Une vraie guéguerre entre les représentants des associations a été remarquée sur les lieux. Cela a été confirmé en fin de visite, où nous avons été témoin d'un accrochage qui a failli dégénérer.En effet, la tâche reste aléatoire pour le wali qui devra composer avec des données imprécises, notamment concernant le recensement des éventuels bénéficiaires de logements, ainsi que ceux dont les habitations feront l'objet de démolition, sans oublier les résultats de l'enquête de la CNL qui pourraient écarter beaucoup de monde. «La plupart de ceux qui se sont érigés en représentants des associations agissent pour leur compte et de celui de leur proches, ils veulent profiter de cette conjoncture (élections présidentielles du 17 avril, ndlr) pour asseoir leur influence sur les autorités locales et décider du sort des habitants», nous a révélé l'un des concernés.Et d'ajouter : «Il y a de grands enjeux dans ce quartier, alors que les solutions sont simples. Ces gens-là ne nous représentent pas, ils agissent en toute illégalité depuis des lustres pour s'acoquiner avec le chef de daïra et certains responsables, en usant de la désinformation et du mensonge, c'est pour cela que notre cité perdure dans ce piteux état.»L'on notera également parmi les problèmes soulevés par les habitants, l'absence de bureau de poste, l'insuffisance d'effectif pour la sûreté nationale, les lacunes dans le fonctionnement de la polyclinique, les routes à la limite du praticable, mais surtout l'accès de cette cité qui constitue un véritable goulot d'étranglement. Une conséquence de plusieurs années de laxisme et de tergiversations de la part des autorités de la ville.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N Benouar
Source : www.elwatan.com