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Céréaliculture



Céréaliculture
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait en 2009 annoncé à Biskra une enveloppe de 200 milliards de dinars allouée au secteur de l'Agriculture pour le quinquennat (2010-2014). Le secteur de l'Agriculture et du Développement rural, a revu à la hausse l'enveloppe budgétaire allouée pour le quinquennat (2015-2019), pour atteindre 300 milliards de dinars/an, soit 100 milliards de plus que par le passé. L'importance de l'enveloppe dénote la volonté des pouvoirs publics à œuvrer pour la sécurité alimentaire du pays. A la lumière de ces orientations, l'accent a été mis sur le nécessaire accroissement de la production et de l'offre des produits agricoles, notamment l'introduction des nouvelles techniques, notamment, pour l irrigation et les semences sans oublier modernisation des exploitations agricoles.Ce qui explique bien pourquoi l'Algérie n'a plus importé de semences céréalières depuis 20 ans. D'ailleurs cet état de fait vient d'être confirmé par le président-directeur général du Groupe Semences, Plants et Géniteurs (GSPG), Karim-Mustapha Berber qui a annoncé jeudi dernier à Constantine que l'Algérie n'a plus importé de semences de céréales depuis 1995. Intervenant en marge d'une journée d'étude consacrée à la céréaliculture en Algérie, M. Berber a souligné, au cours de cette rencontre organisée à Constantine avec la participation de l'entreprise "TIMAC Agro Algérie", filiale d'un groupe multinational spécialisé dans la nutrition végétale, animale et humaine, que GSPG est une société par actions (Spa) qui aspire, par le biais des 75 fermes pilotes qui en relèvent, à mettre à niveau le rendement céréalier national pour qu'il soit comparable avec celui des grands producteurs mondiaux. En présence d'une assistance composée de responsables de la direction de wilaya des services agricoles, de représentants des différents instituts et des organismes agricoles ainsi que des délégués de plusieurs fermes pilotes de l'Est et du Sud-Est du pays, le P-DG de GSPG a précisé que ces fermes pilotes, réparties à travers le pays, exploitent une superficie agricole utile (SAU) de 56.000 hectares dont 10.000 ha sont situés dans la wilaya de Constantine, a également indiqué le P-DG de GSPG. Pour sa part, le directeur général de "TIMAC Agro Algérie", Moncef Bourkouk, a fait part de la disponibilité du groupe qu'il représente à fournir l'appui technique nécessaire aux céréaliculteurs de la région en mettant à leur disposition des techniques innovantes et des produits brevetés et homologués en Algérie afin d'optimiser leurs rendements. Encore faut-il préciser qu'au mois de janvier dernier et pour optimiser le rendement céréalier à l'hectare, l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) vient d'introduire 34 variétés de semences de blés français. Il s'agit de variétés de semences de blés durs tendre et d'autres semences fourragères de grands rendements en France, atteignant les 80 quintaux à l'hectare avec des pics allant parfois jusqu'à 110 quintaux, selon le directeur général de l'OAIC, Mohamed Belabdi. " Ces variétés, qui seront mises sur le marché prochainement, sont destinées en priorité aux agriculteurs potentiels, dont notamment ceux équipés en moyens d'irrigation et dont la récolte n'est pas tout à fait dépendante de la pluviométrie ", a-t-il expliqué dans une déclaration à l'APS. Le premier responsable de l'OAIC a tenu à préciser que l'Algérie introduit pour la première fois un nombre aussi important de variétés de semences de blés, afin d'améliorer son rendement dont la moyenne nationale n'excède pas les 17 quintaux à l'hectare. " Une partie de ces semences sera multipliée localement tandis que d'autres devront être inscrites pour être homologuées par le Centre national de contrôle et de certification des semences ", a-t-il indiqué. Ces 34 variétés sont introduites dans le cadre de l'accord algéro-français conclu en 2013 entre l'OAIC et le groupe Axereal, qui prévoit la création d'une société mixte algéro-française de production de semences. Des croisements avec des variétés locales sont également prévus dans le cadre de ce projet en vue d'obtenir des semences répondant au contexte climatique algérien. En parallèle des importations assurées par cet organisme public pour répondre aux besoins du marché local, l'OAIC s'implique de plus en plus dans le développement de la production nationale en misant, notamment, sur le blé dur et les orges.


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