
Ce jeune à l'avenir alléchant s'est inspiré des récits traditionnels transmis par sa mèreLe prêche de la belle parole morale pour inculquer cette culture de plus en plus rare demeure presque ignoré.Le voyage des mots, la magie des belles paroles, le sens moral du conte et récit exprimés par des conteurs et conteuses de France, du Liban, d'Egypte, d'Algérie et du Maroc ont emporté le public constantinois vers un monde imaginaire, lors de la soirée de jeudi dernier, au Palais du Bey. Cette soirée entre dans le cadre de l'animation du 5e Festival international du conte et récit, organisé chaque année à Constantine, par l'association Kan Ya Ma Kan. L'importance de cet événement auquel le public a répondu par une présence en force, s'inscrit certainement par la découverte de nouveux talents du conte et récit formés par l'association dévouée et engagée pour donner un sens vital, embrassant le cap de la morale. Lors de cette 5e édition qui aura duré cinq jours, on retiendra la participation de Leila Dewiche, Isabelle Genlis-Bakari-Traoré et la conteuse professionnelle Chirine Al Ansary d'Egypte. Ces stars du conte et récits ont brillé par leur art de transmettre une discipline douée de valeur et d'humanisme, mais c'est certainement les nouveaux talents qui marqueront à ce 5e Festival international, à l'image de Seif Eddine Berough, étudiant à Constantine et d'origine sétifienne. Ce jeune à l'avenir alléchant s'est inspiré des récits traditionnels transmis par sa mère, il a su transporter par son contenu le public vers de lointains horizons afin de permettre la transmission par cette culture singulière une belle leçon de morale et de sagesse. Son conte qui ressemble beaucoup à la légende d'Aladin porte un titre Celui qui s'est vendu pour un sou. La sagesse transmise au public ressort vers la fin du conte merveilleusement narré par ce jeune doué où il démontre que chaque action malfaisante est rattrapée tôt ou tard par le temps, d'autant plus que l'argent n'est qu'un moyen et pas une fin en soi. La moralité, c'est la recherche à laquelle aspirent les conteurs et conteuses pour maintenir un équilibre disciplinaire et éducatif. Mais de nos jours, on est loin du compte de cet esprit.Le prêche de la belle parole morale pour inculquer cette culture de plus en plus rare demeure presque ignoré. Cependant, aussi bien pour les participants que pour les organisateurs, ce mouvement qui se veut comme un réveil valorisant les principes moraux se doit d'être mis au-devant de la scène pour sauvegarder la culture du conte et récit devant motiver le sens de la morale et de l'esprit instructeur pour les futures générations.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com