A mesure qu'avance la campagne électorale, les appels à un vote massif se multiplient. Ils émanent des partis engagés dans la course, de syndicats et même du président de la République, tant le spectre de l'abstention plane sur ces élections. Imperturbables, les partis en lice continuent de sillonner les wilayas à la pêche aux voix.
L'attaque
Les programmes proposés par les différents partis politiques ne sont visiblement pas du goût de Belkhadem. Il a fustigé depuis Boumerdès des programmes «inefficaces» et «incompatibles» avec les aspirations du peuple. Belkhadem va plus loin affirmant que certains partis «s'évertuent à afficher les photos et à scander des slogans creux». Il ne dit cependant pas qui il cible…
Commerce informel
Les accusations se suivent et ne se ressemblent pas. Elles émanent cette fois de Mohamed Saïd, le président du PLJ, qui a critiqué «le commerce illégal des voix» et considéré ces comportements comme «une atteinte à la dignité du citoyen algérien» et une infraction qu'il faut punir par la force de la loi. Lui non plus n'a pas désigné les coupables…
Laskri n'oublie pas
Le premier secrétaire du FFS ne digère toujours pas certains écrits de presse qui avait, bien avant l'annonce officielle de la participation aux législatives, donné son parti partant pour la course à la députation. Pas plus tard qu'hier, il a fustigé une «certaine presse» qui, selon lui, «tente de dénigrer l'un des leaders de la révolution algérienne» en «colportant des mensonges».
Des recours, et après '
La Commission nationale de surveillance des élections a reçu des centaines de sollicitations faisant état de violations des dispositions de la loi électorale. Son président a fait état de plaintes au sujet de l'affichage sauvage, l'utilisation des langues étrangères ou encore l'utilisation de publicités sans pour autant communiquer sur les suites ayant été données à ces recours….
Souci de transparence
Louable initiative que celle prise par la Commission nationale de supervision des élections législatives qui a entamé la publication de ses décisions sur son site internet. La commission, composée de magistrats, donne non seulement la possibilité au grand public de connaître ses délibérations mais également aux auteurs des recours de suivre en ligne le traitement de leurs doléances.
Ni 12 S ni nationalité
Amara Benyounès, évoquant les problèmes bureaucratiques, s'est engagé, en cas de victoire des élus de sa formation politique, à supprimer certains documents administratifs tels que l'acte de naissance (S 12) et le certificat de nationalité. Le président du Mouvement populaire algérien promet de partir en guerre contre la bureaucratie.
Djaballah persiste
Le président du Front de la justice et du développement persiste et signe. Abdallah Djaballah continue de réclamer un retour aux sources en prônant un retour à l'Islam, estimant nécessaire de «retourner à nos sources, à nos valeurs arabo-musulmanes» et promettant de créer un ministère chargé de la zakat, qui veillera à sa collecte et à sa répartition.
Plus de fête du travail '
Le président du Front du changement s'est demandé à partir de Constantine à quoi rimait de fêter le 1er Mai «dans un pays où règne le chômage». Menasra dit ne pas comprendre «que l'on puisse parler de fête du travail pendant que le taux de chômage ne cesse d'augmenter d'année en année et que la majorité écrasante des jeunes Algériens n'a de la notion du travail qu'une vague idée». Il ne dit pas s'il compte supprimer cette fête…
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com