Il s'est produit comme une bête de scène
Cali, auteur-compositeur-interprète engagé, a été la star de Constantine en cette soirée de jeudi dernier. L'artiste au charisme imposant a donné un fabuleux concert au théâtre régional de la ville des Ponts devant un public intéressé venu découvrir cette vedette de renommée, non pas uniquement pour sa musique, mais aussi pour sa révolte contre les injustices. Devant ses admirateurs, il s'est produit comme une bête de scène pour traduire ses plus belles chansons et transmettre un message de paix. Sur cette scène il ne s'agit pas uniquement d'un chanteur complet, mais d'un écrivain puisque Cali a publié un livre. C'est un Roman intitulé Seuls les enfants savent aimer, paru aux éditions du Cherche Midi. «Un livre qui nous raconte notamment, que le bonheur n'est jamais que le chagrin qui se repose», a-t-on commenté.
Le public a été impressionné par la star qui soutient après sa première chanson interprétée avec sensualité et grâce, qu'il est bien heureux d'être en Algérie «je suis fier d'être pour la première fois en Algérie, encore fier d'être à Constantine la ville plus haute que les aigles». Cali a su séduire le public algérien avec une voix hors du commun, des paroles engagées et une musique qui est à mi-chemin entre la chanson française et le rock. C'est un artiste qui assume pleinement ses propos dans ses chansons et qui n'hésite certainement pas à revendiquer une position à la hauteur d'un artiste concerné par les maux de la société et du monde. Il la revendique même publiquement, comme en cette soirée quand il s'est saisi de l'un de ses plus merveilleux tubes «espoir». Son public était fasciné. Ce dernier ne manquera pas de répondre positivement en le clamant et dansant. Cali, de son vrai nom Bruno Caliciuri, est né à Perpignan le 28 juin 1968. Son grand-père paternel, Giuseppe Caliciuri, est un Italien enrôlé dans les Brigades internationales pour combattre Franco. Cali fera part du passé glorieux de son ancêtre qui avait épousé une infirmière catalane, María Pilar Gonzalès. Leur fils Vincent, le père de Cali, est venu au monde à Barcelone. La famille se réfugie en France après la défaite des Républicains et est enfermée dans les camps destinés aux exilés espagnols. L'on comprend mieux la révolte de l'artiste. Il est indiqué que celui-ci a «entamé sa véritable carrière de musicien, en tant que guitariste de Calif puis Indy, groupe de compos, puis il intègre plus tard Indigo. Il passe ensuite plusieurs années en tant que leader (guitare et chant) du groupe de bal Lithium. Il forme alors le groupe Tom Scarlett, actif de 1997 à 2001 et qui sortira un album éponyme en 1998. Cali y est alors le chanteur principal et guitariste. Il se produit en première partie de Dionysos ou de Bénabar. Peu après la société de production de spectacles Astérios, le recrute dès 2002, Didier Varrod diffuse, par surprise, sur France Inter le titre Tout va bien, la maison de disques Labels/EMI constate le phénomène lors des francofolies fin 2002 et fait signer l'artiste. L'amour parfait voit le jour sous la houlette du producteur américain Daniel Presley (Breeders, Faith No More, Luke, Dionysos...).
Le disque sort le 19 août 2003 et contient plusieurs titres qui deviendront des tubes». Cali restera forcément dans la mémoire du public constantinois pour son énergie affective qu'il a émise sur scène, notamment quand il a pris dans ses bras cet enfant venu avec ses parent au spectacle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com