
Et ce, en raison de la présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, accompagné de ministres et d'ambassadeurs.Dans la journée, une caravane a été organisée en ville, animée par des troupes d'arts populaires. Samir Meftah, directeur de la communication de l'Office national de culture et d'information (ONCI), a, au nom du commissariat de la manifestation, remercié les Constantinois d'avoir ouvert leurs bras à l'événement et d'avoir dressé un pont «vers les cultures du monde».Azzeddine Mihoubi, ministre de la Culture, a lu la lettre du président Bouteflika écrite pour l'occasion et pour célébrer la Journée du savoir. «Une culture saine représente le rempart qui préserve nos jeunes de l'extrémisme, fléau haineux qui traverse l'espace et le temps. Nous n'hésiterons pas à combattre l'extrémisme, notamment par l'arme du savoir pour anéantir ses causes et ses tenants.La consécration du droit des citoyennes et citoyens au savoir nous met face à une responsabilité majeure, celle de prémunir la société de la culture de la xénophobie, de la terreur, de l'extrémisme et de la culture de la mort», a-t-il écrit. Pour Bouteflika, la culture n'est pas un produit officiel.«Elle n'est pas non plus l'œuvre d'une institution donnée. Elle est la résultante d'une dynamique sociale collective qui commence par l'apprentissage dans les établissements scolaires, à différents paliers, pour atteindre les centres de recherche scientifique et d'innovation en impliquant à la fois la rue, les structures religieuses, les maisons de jeunes et de culture, les théâtres, le cinéma, la télévision, les médias...», a-t-il noté.La lettre de Bouteflika porte une charge critique contre le colonialisme français. «L'histoire de l'Algérie retiendra que l'enseignement était florissant et les structures dédiées à l'instruction et au savoir étaient légion avant l'invasion de l'Algérie par la France en 1830.Au crépuscule du XIXe siècle, l'analphabétisme orchestré par l'administration coloniale avait gagné la majorité des Algériens (...). Conscient que son seul et unique ennemi était le savoir qui sous-tend tout mouvement salutaire d'édification sociale et civilisationnelle, l'odieuse administration coloniale s'est acharnée, un siècle et quart durant, à semer l'ignorance au sein du peuple, n'hésitant pas à détruire les écoles, les zaouïas et les mosquées et à brûler les bibliothèques à travers tout le pays.» Il a rappelé l'incendie de la bibliothèque de l'université d'Alger en avril 1962.«Cette politique funeste a provoqué la mort de oulémas algériens, enseignants et d'élèves de lycées et d'étudiants d'université et j'en passe», a-t-il insisté.La soirée a été marquée par un concert de malouf interprété, entre autres, par Abbas Righi, Adlane Fergani (petit-fils de Mohamed-Tahar Fergani), Kamel Bouda et Dib El Ayachi.Le groupe de chanteurs, réuni pour la première fois sur scène, a repris les célèbres qcid Dhalma et Salah Bey. Un spectacle aïssaoua, le chant rituel de Constantine, a clos la soirée animée par une chorale et par les interprètes Réda Boudebagh, Zinedine Benabdallah, Zinedine Bouchâala et Benkhelaf.«Nous voulons transmettre aux jeunes cet héritage culturel. Mon conseil est que les jeunes sauvegardent ce patrimoine national», a plaidé Zinedine Bouchaâla. Lors de la même cérémonie, l'ordre du mérite national a été remis à 26 personnalités du monde des arts et des lettres, dont deux encore en vie, Zhor Ounissi et Mohamed-Tahar Fergani.Les médailles Al Jadir et El Achir ont été remises à titre posthume à, entre autres, Malek Haddad, Assia Djebar, Keltoum, Taleb Rabah, Nadjia Abir, Othmane Bali, Abou El Kacem Saâdallah, Mohamed Boulifa, M'hamed Benguettaf, Cherifa, Benamar Bakhti, Sid Ali Kouiret, Moulay Touhami Ghitaoui, Fatiha Berber et d'autres. Abdelmalek Sellal a remis une décision d'affectation d'un siège au profit de la Fondation Abdelhamid Ben Badis à Constantine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Métaoui
Source : www.elwatan.com