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Boudiaf sévit à l'hôpital Mustapha Pacha



Boudiaf sévit à l'hôpital Mustapha Pacha
Le ministre de la Santé fait dans la thérapie de chocChoqué, le ministre de la Santé n'en croyait pas ses yeux. «On est en train de consentir des efforts, mais là, ça démontre encore une fois qu'il y a un laisser-aller et un manque de conscience de certains responsables», a déploré M. Boudiaf.Le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a sévi à l'hôpital Mustapha Pacha d'Alger. Effectuant une visite surprise dans la nuit de jeudi, aux urgences de l'hôpital, le ministre a été sidéré de constater de visu l'état déplorable de ce service très sollicité de la capitale: manque de personnels médical et paramédical, manque de consommables et plus grave encore, le médecin de garde était absent. Plus grave encore, le médecin de garde qui était absent avait pris avec lui les clés du bloc où sont stockés les instruments médicaux. Abdelmalek Boudiaf outrepasse les protocoles et descend sur le terrain pour s'adresser directement aux malades dans les urgences.Choqué, le ministre de la Santé n'en croyait pas ses yeux. «On est en train de consentir des efforts, mais là, ça démontre encore une fois qu'il y a un laisser-aller et un manque de conscience de certains responsables», a déploré M.Boudiaf avant de brandir son glaive: «On ne baissera pas les bras. Il n'en est pas question. Ils partiront tous s'il le faut. Personne ne restera.» Ce ton ferme rappelle les déclarations qu'il avait faites il y a une année à Constantine où il a procédé à la fermeture de la maternité et le personnel de cette dernière avait été dispatché au niveau des différentes structures hospitalières de la wilaya. Cette situation arrive au moment où l'Etat fournit des efforts immenses pour assurer des soins de qualité aux citoyens. Le budget consacré annuellement au secteur de la santé dépasse les 300 milliards de DA.Or, les prestations sont inversement proportionnelles aux efforts fournis. Ni l'accueil ni les soins ne sont à la hauteur des aspirations des citoyens. Ces derniers, s'ils ne sont pas malmenés aux urgences des hôpitaux, sont souvent stressés.«La pression sur nos CHU, il y a un effort consenti sur le terrain mais ces pics sont explicables: ils sont généralement fréquents dès la fin des mois de mai, juin, juillet, mais cette pression retombera dès ce mois de septembre», a expliqué M.Boudiaf. Mais, face à la volonté du ministre de bousculer cette situation de stagnation, il se heurte à une résistance des mentalités qui refusent de sortir des anciens clichés. La réponse peut être trouvée dans la nouvelle loi sanitaire qui devrait être présentée au Parlement avant la fin de l'année et qu'il s'attelle à apporter les rectificatifs nécessaires à cette loi tant décriée par tous les corps du secteur de la santé. Ce texte de loi qui devait donner une nouvelle impulsion au secteur, est attendu depuis plus de 15 ans. Elaborée au niveau de la direction centrale de la santé, la loi en question comprend pas moins de 500 articles. Elle «servira à mettre de l'ordre dans le secteur et permettra de clarifier les missions de l'ensemble de ses structures publiques et privées», selon le ministre de la Santé. Ce dernier prépare une évaluation de tout le secteur et c'est ce qui justifie ces sorties impromptues sur le terrain pour constater de visu les manquements.Cette opération d'envergure, première du genre, touchera l'ensemble des établissements de santé publics et privés.
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