En plus des nuisances devenues monnaie courante dans tous les quartiersde la ville qui vont de l'éclatement d'un égout à la sécheresse prolongée, enpassant par le bruit, les moustiques et autres «gâteries» coutumières, lequartier de Bouchama, à quelques encablures du CHU Benbadis, jadis «Chemin desDames», continue de vivre son calvaire au quotidien sans voir poindre lamoindre éclaircie.On se souvient du drame de cette vieille dame assassinée, voilà quelquesmois, dans son domicile, ou encore de cette rixe récente qui opposa des jeunesdu quartier et qui se termina par une mort d'homme. Mais en dépit de tous cesaléas, les habitants du quartier ne perdent pas totalement espoir et continuentde croire que leur îlot retrouvera sa joie de vivre et sa sérénité d'antan.Dépassé par les événements, le comité de quartier, mis en place depuisquelques années, est sur le point de mettre la clef sous le paillasson, tant,disent ses membres, l'avenir est devenu sans issue pour ces centaines de jeunesqui peuplent la cité.Face au fléau de l'oisiveté, de la drogue et de la petite délinquance, cecomité de quartier avait à coeur de regrouper tous ces jeunes autour d'un lieude loisir ou d'une quelconque activité sportive ou culturelle. Grâce à une initiative commune, les membres de ce comité pensaient avoirtrouvé la bonne solution, celle de la construction d'un terrain en matéco.Cette modeste réalisation, avancent nos interlocuteurs, ne coûte pascher, peut aboutir rapidement et ne demande pas de grands espaces.Or, il se trouve précisément que derrière un grand bâtiment de la cité,un immense terrain totalement abandonné pourrait fort bien répondre aux besoinsde ce projet. Malgré les promesses de l'APC et celles de la direction de la jeunesse etdes sports, précisent les membres du comité, jusqu'à aujourd'hui, rien n'a étéfait et tous ces jeunes continuent de traîner la savate dans le quartier, sansloisirs, donc entièrement vulnérables face aux problèmes de la délinquancejuvénile et autres tentations malsaines. Ce comité de quartier lance un nouvelappel, espérant de tout coeur que le petit terrain en matéco vaut bien quelquesmenus sacrifices de la part des autorités en charge des problèmes de lajeunesse.Ce comité de quartier a tenu à rappeler que de Bab El-Kantara à DjebelOuahch, autrement dit pour une population qui dépasse les trente millehabitants, il n'existe pas le moindre terrain de sport, pas la moindre maisonde jeunes. Ce qui demeure le plus douloureux dans le coeur de tous les riverains,c'est que ce quartier de Bouchama a de tout temps constitué un véritablecreuset du sport à Constantine, longtemps illuminé par des noms glorieux, dontla réputation a souvent dépassé le cadre de la wilaya; et il serait fastidieuxet prétentieux d'en dresser une liste exhaustive...
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com