Photo : Riad
De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi
«Le gouvernement est disposé à ouvrir des négociations à partir de demain (lundi, ndlr) avec tous les représentants des syndicats. Nous avons jusqu'au 15 octobre pour trouver une solution qui doit servir de consensus et trouver une plate forme qui doit contenter tout le monde», a déclaré, hier, depuis Constantine, le ministre de l'Education nationale, M. Aboubaker Benbouzid, en visite d'inspection. Ainsi, le conclave verra la participation de la Fonction publique, des ministères des Finances et de l'Education nationale. Tout devra être entériné avant la mi-octobre, pour éloigner le spectre de la grève nationale à laquelle appellent le Snapest et la Snte. Se montrant rassurant, le ministre a certifié que tout doit être résolu d'ici quelques jours. Et, de renchérir : «Si nous avons accepté d'aller vers la table des négociations, c'est parce que nous exprimons notre volonté de traiter ce sujet. Pour rappel, les syndicats ont exposé v'u, celui de mettre les enseignants de l'éducation sur le même pied d'égalité avec tous les autres secteurs. Par la suite, il s'est avéré que des secteurs ont bénéficié d'augmentations plus importantes que celles accordées au corps enseignant. En tant qu'administration et ministère, on fera de notre mieux pour augmenter la marge des professeurs». Le ministre reclassera les revendications exposées par les syndicats. Aussi la plateforme régime indemnitaire demeure le noyau essentiel du problème qu' «il faut mettre à plat de façon à ce que les enseignants aient les mêmes augmentations, comparativement avec les autres secteurs. Nous allons examiner secteur par secteur pour dénicher ce qui manque à l'enseignant pour satisfaire ses revendications et le mettre à niveau en matière de rémunération». «Le gouvernement a décidé d'ouvrir les négociations, cela n'a jamais été fait auparavant, c'est une première», dira-t-il encore. Le second «embarras» est lié aux 'uvres sociales. A cet effet, il soutiendra que «Maintenant le monopole n'existe plus. Nous allons vers une gestion qui va appartenir aux enseignants. Le problème étant intersyndical, le ministère va travailler en tant que facilitateur qui n'a pas un poids décisionnel mais veille à rapprocher les avis des uns et des autres. Au cas ou aucune solution ne se dégage, nous serons amenés à aller vers des élections au niveau de tous les établissements pour demander aux enseignants quelle est la méthode qu'ils souhaitent mettre au point pour gérer les 'uvres.» Dès lors, le référendum édictera le mode de gestion des 'uvres sociales, dont la trésorerie a atteint les 2 000 milliards de centimes, a dévoilé Benbouzid.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N H
Source : www.latribune-online.com