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BENBOUZID À PROPOS DE LA MENACE DE GRÈVE DES SYNDICATS AUTONOMES DE L'EDUCATION NATIONALE : «Le gouvernement est disposé à ouvrir le dialogue avec tous les syndicats»



Saura-t-on dissiper, avant la mi-octobre, le spectre de grève qui plane toujours sur le secteur de l'éducation, rongé, faut-il le noter, par un profond malaise qui perdure depuis plusieurs années ' A en croire les déclarations de M. Benbouzid, ministre de l'Education nationale, qui était hier en visite de travail à Constantine, «rien ne s'y oppose, le gouvernement est disposé à ouvrir le dialogue avec tous les syndicats ».
«Le gouvernement est disposé à ouvrir le dialogue avec tous les syndicats du secteur de l'éducation nationale. Nous avons jusqu'au 15 octobre pour trouver une solution qui doit servir de consensus. Tout va être réglé», a martelé le ministre de l'Education nationale qui s'exprimait devant un parterre d'enseignants du technicum Tewfik-Khaznadar. Et d'ajouter dans la foulée, confiant. «Demain (aujourd'hui, ndlr), on commencera à négocier les points contenus dans la plateforme de revendications des enseignants. Nous allons comparer les salaires secteur par secteur et donner ce qui manque aux enseignants. On a une dizaine de jours pour dégager un consensus.» Une déclaration qui, semble-t-il n'a pas trop emballé les enseignants qui ne croient plus aux promesses du MEN. Et aux syndicalistes de déplorer dans ce sens «l'attitude de la tutelle, qui, insistent-ils, ne tient pas compte des engagements pris concernant nos doléances maintes fois réitérées ». Revenant sur la question des œuvres sociales, point de discorde entre les syndicats autonomes et le département de l'Education, le ministre a réaffirmé que «la gestion des œuvres sociales n'est plus du seul ressort de l'UGTA». «Le MEN a opté, explique-t-il , pour la décentralisation de la gestion des œuvres sociales. Reste maintenant en suspens la question de confier la gestion aux commissions des établissements scolaires ou à des commissions de wilaya, cela est du ressort des syndicats auxquels incombe cette décision. Je ne suis qu'un facilitateur.» Cela étant, a-t-il ajouté, «d'ici un mois, si aucune solution n'est trouvée, je serais amené à faire des élections au niveau des établissements pour permettre aux intéressés de décider de la méthode la plus appropriée».
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