
La salle Ahmed Bey de Constantine s'est transformée en palais indien pour accueillir la troupe «Bahangra and Gidda group», mercredi dernier, Une troupe venue directement du Pendjab, région agricole par excellence. Une salle comble, un jeune public ravi et réceptif, majoritairement féminin, venu manifester son adoration de la culture indienne découverte principalement à travers la télévision.En effet, à la fin du spectacle, le public a réclamé des chansons devenues cultes grâce au programme télévisés. Cependant, le programme artistique ne s'est pas limité à des reprises, en présence de son excellence, l'ambassadeur de l'Inde en Algérie, qui a donné le coup d'envoi de la soirée. La troupe a réussi à faire découvrir le Bhangara au grand public, un style de danse et de musique populaire de fermiers qui s'est étendu de l'Inde au Pakistan, traitant ainsi des sujets de patriotisme et d'amour. Une heure et demie de pur spectacle en 6 actes, danseuses, danseurs et musiciens se sont partagés l'espace de la scène délicatement parfumé à l'encens.Une exécution magique sous les rythmes du Dhoul, percussion caractéristique du Penjab. Vers le deuxième acte, les pas de danse ont rappelés au public la danse chaoui, comme si l'univers était interconnecté. La troupe a couronné sa prestation par un acte qu'elle a dénommée «Baisakhi», Baisakhi est le premier jour de l'année solaire hindou, ce même jour est aussi considéré au Penjab comme le festival de la moisson, un événement important dans la croyance Sikh. Une soirée placée sous le thème de la fête en région agricole, rien de mieux que la musique pour honorer la terre mère.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Chenafi
Source : www.elwatan.com