Constantine - A la une

Autres temps, autres m'urs



Autres temps, autres m'urs
Les sixties demeureront des années inoubliables dans la mémoire de tous ceux qui les ont vécues. Mis à part la tragique parenthèse coloniale, Châteaudun du Rhumel, à l'instar de centaines de petites bourgades de l'Algérie profonde, comptait en tout et pour tout une dizaine de voitures. Mais, oh, qu'elles étaient belles ces autos.Elles avaient vraiment fière allure ces 404, 403 et 203 Peugeot sans oublier la pimpante Citroën 2 chevaux. A cette époque, il y avait très peu de rejet de gaz polluants et beaucoup moins, pour ne pas dire absolument point,de nuisance sonore.Interrogé, El Hadj Tahar, 83 ans, affirme qu'«il y avait, tout au plus, près d'une douzaine de voitures à Châteaudun du Rhumel, dont trois à quatre taxi clandestins et quelques bécanes qui se comptaient sur les doigts d'une seule main. Quant aux cars, ils n'étaient pas plus de deux de marque Berlier, l'un assurant la liaison avec Constantine et le deuxième avec Sétif».Le petit village qu'il était avait pourtant fière allure et croquait la vie à pleines dents durant la période postindépendance. Lors les années 60, le mot pollution était quasiment banni du dictionnaire des riverains. Ah, qu'il était pur l'air de cette période que nous évoquons, aujourd'hui, avec une pointe de nostalgie et d'amertume.D'autant plus que, de nos jours, cette bouffée d'oxygène frais nous manque terriblement. Ajoutez-y à cela le vacarme assourdissant qui fuse de ces chaines interminables de véhicules. Sollicitée pour livrer ses impressions sur Chelghoum Laïd vers les années 60 et présentement, une autre personne pense, à bon escient, que : «la ville a surtout grandi démographiquement. Elle est passée à 85.000, voire 90.000 habitants et elle étouffe sous les effets nocifs du vacarme incessant et d'une pollution galopante».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)