
Depuis un certain temps, les appareils de chauffage sans évacuation des gaz brûlés ont inondé les marchés algériens. Et, tout comme les appareils classiques, il y a ceux de qualité et ceux qui ont une durée de vie limitée et donc qui peuvent présenter un danger pour la santé des consommateurs. Equipé de filtres au lieu d'une cheminée d'évacuation, une mauvaise manipulation ou le non-respect des consignes de sécurité peut s'avérer fatal dans beaucoup de cas. Les magasins d'électroménagers se sont emparés bien évidemment de ce produit qui dans son ensemble est accessible (pour moins de 10 000 DA) et qui présente un autre avantage appréciable : l'appareil ne nécessite pas une installation et donc est fonctionnel dès son acquisition. Un propriétaire d'une boutique spécialisée dans les appareils de chauffage, située près de la cité El Menia à Constantine, nous révéla que globalement les clients ne sont pas très réticents à l'idée d'acheter un chauffage sans une conduite d'aération : « Tout comme les climatiseurs sans sortie extérieure, ces chauffages n'ont pas un succès auprès des gens, et ce pour des raisons de sécurité. Nous avons des produits de qualité, comme ceux qu'on retrouve dans les marchés européens, mais c'est difficile tout de même de convaincre les clients car ils redoutent un accident. Il est vrai que la prolifération de produits chinois de mauvaise qualité, incite les gens à exiger la qualité et surtout la sécurité. Moi-même j'évite de vendre des appareils de chauffage douteux, qu'ils soient chinois, iraniens ou turcs. Les meilleurs produits, ceux qui se vendent le plus, sont ceux fabriqués ici en Algérie, parce que les normes de sécurité sont très respectées et donc présentent moins de risque. » Si ces appareils procurent quelques avantages, il n'en demeure pas moins qu'ils nécessitent un entretien continu avec notamment le remplacement des filtres et le respect aussi de certaines consignes, comme nous l'explique Chihab, un plombier-chauffagiste : « Ce sont des produits très souvent utilisés aux USA et qui, peu à peu, ont commencé à être vendus en Europe à bas prix. Mais en Europe, ils sont utilisés comme une source de chaleur supplémentaire c'est-à-dire chauffage d'appoint et non pas comme source de chaleur principale d'une maison, contrairement à nous. Les risques encourus avec l'installation d'un tel appareil, c'est que toute la fumée qui se dégage est récupérée pour chauffer, et ce grâce à des filtres qui doivent être renouvelés tous les six mois, sinon le monoxyde de carbone peut facilement s'échapper dans l'air et intoxiquer les gens. Il faut également faire appel à des professionnels car l'appareil doit être conformément installé dans des pièces de la maison qui sont secondaires, tel un couloir et non dans les chambres, la cuisine ou la salle de bain. Même s'il existe aujourd'hui des appareils qui détectent la moindre production de CO, ces chauffages émettent aussi une vapeur d'eau qui non seulement peut endommager la maison, mais est aussi nuisible, ça agit un peu comme le gaz butane. » Notre interlocuteur ajoute que le marché algérien est malheureusement infesté de produits de qualité douteuse, des appareils importés le plus souvent de Chine, qui ne respectent aucune norme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K B
Source : www.horizons-dz.com