Constantine - Revue de Presse

Après les marches L'UGEL menace de durcir le mouvement



Le secrétaire général de l'UGEL, qui dénonce les conditions difficiles dans lesquelles évoluent les étudiants à Constantine, menace d'un durcissement du mouvement de protestation amorcé voilà quelques jours déjà. Dans une déclaration qu'il nous a faite, hier, notre interlocuteur indique que «si les marches ne suffisent pas, nous aurons recours à la grève ou tout autre moyen en notre possession. L'essentiel pour l'instant, souligne ce dernier, est de sensibiliser les responsables et de mettre l'administration face à sa conscience». Et de poursuivre «n'ayant obtenu aucune promesse, nous voulons rappeler à cette dernière que la balle est dans son camp». Cette déclaration intervient à la suite de la marche qui a mobilisé, pour rappel, mardi dernier, près de 3.500 étudiants et étudiantes. C'est essentiellement à partir des cinq points de ralliement (résidences du 8 Novembre 71, Aïcha Oum El-Mouminine, Tidjani Haddam, de la résidence Chaaba et enfin du bloc des lettres) que s'est enclenchée la procession qui a eu pour point de chute l'esplanade Mentouri, face à la tour qui abrite tous les bureaux administratifs. Cette marche intervient, souligne le secrétaire général de l'UGEL, à la suite d'«un ras-le-bol général constaté par tous les étudiants face à un laxisme et un laisser-aller coupable de la part de l'administration». A vrai dire, précise notre interlocuteur, les problèmes recensés sont de tout ordre mais les plus importants touchent directement le volet pédagogique et l'hébergement. Et de préciser que «plus de 400 jeunes filles sont actuellement SDF alors qu'elles sont normalement inscrites avec les mêmes devoirs et les mêmes droits que leurs camarades plus chanceuses d'avoir pu trouver un hébergement». «L'UGEL se donne un temps de réflexion», comme le souligne son représentant qui déclare qu'il faut espérer que les choses vont très prochainement se décanter.
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