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APC DU KHROUB (CONSTANTINE) Graves révélations de l'ex-directeur technique



APC DU KHROUB (CONSTANTINE)                                    Graves révélations de l'ex-directeur technique
Une APC qui fonctionne sans secrétaire général, une assemblée qui n'a aucun plan d'action, des élus divisés en clans et qui freinent le développement local, une administration qui refuse d'exécuter les démolitions des constructions illicites : ce sont-là les graves révélations faites, avant-hier, par Laïd Rouabah, ex-directeur par intérim des travaux et d'urbanisme à l'APC du Khroub, sur les dysfonctionnements de cette institution.
Lors d'une conférence de presse, tenue au courant de cette semaine, le concerné a d'emblée expliqué aux journalistes présents qu'il a tenu à organiser cette rencontre dans le seul but de répondre aux accusations 'malveillantes', selon lui, de l'APC du Khroub, qui a fait passer, il y a quelques jours à la radio locale, un communiqué dans lequel il est dit qu'il a été relevé de ses fonctions pour : 'incompétence, mauvaise gestion'.
Or, selon M. Rouabah, le document officiel de son limogeage, paru le 13 octobre, stipule qu'il s'agit d'un remaniement habituel voté par l'assemblée de l'APC. M. Rouabah dénonce, entre autres, la forme de l'arrêté, précisant qu'en sa qualité de fonctionnaire de l'administration publique, l'assemblée ne peut en aucun cas le relever de ses fonctions en l'absence de la signature du secrétaire général de l'APC. Problème, ce poste est resté vacant depuis 2002 ! 'Une commune de la taille du Khroub fonctionne depuis 9 ans sans un SG, et au lieu de désigner quelqu'un à ce poste, l'assemblée m'a mis à l'écart parce que je dérange certains élus'.
Outre cette dénonciation, l'ex-directeur technique s'est surtout attardé sur les dérèglements et les décisions imprévisibles de certains élus, notamment en ce qui concerne le problème du foncier.
Pour étayer point par point ses déclarations, M. Rouabah a ramené avec lui des dizaines de dossiers. 'Je veux dénoncer le problème des constructions illicites qui a été à l'origine de mon licenciement en 2006, et maintenant, en 2011. Il s'agit des 95 dossiers concernant les constructions illicites, sans parler de la nouvelle ville Ali-Mendjeli.
J'ai exposé tous ces dossiers lors de la dernière assemblée pour procéder à la démolition, mais cette dernière a préféré confier la tâche à la commission de daïra pour coordonner les opérations mais, depuis, aucun écho'. Il faut savoir que ces constructions illicites gênent considérablement le développement local. À cause de cela, des travaux d'amélioration du cadre de vie sont à l'arrêt. Mon limogeage est une man'uvre politique. Lors des opérations de démolition, nous avions l'arrêté communal mais, le jour J, on ne nous donnait pas d'engins. Je n'ai jamais vu un élu assister aux opérations de démolition.'
Et de continuer : 'Concernant le foncier, onze lotissements ont été attribués, avec une simple attestation et sans permis de construire, un peu partout dans la commune ; au total, ces lots comprennent 1422 constructions illicites.' Plus grave encore, M. Rouabah dévoile d'autres informations plus fracassantes, selon ses dires, non seulement la commune a construit sur des terrains qui ne lui appartiennent pas mais, en plus, des bâtiments publics ont vu le jour sans permis de construire :
'70 écoles, un centre culturel, deux centres de sport, 3 complexes de micro-entreprises, et la gare routière sont des constructions illicites', mais cela ne semble guère inquiéter les élus, selon lui !
DRISS B.
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