La crise qui secoue ces derniers jours les rangs du FLN à Constantine
inquiète au plus haut degré la direction générale du parti, qui dépêche
aujourd'hui un émissaire dans la ville des ponts, le chargé du volet de la
communication, M. Saïd Bouhadja en l'occurrence.
Ce dernier tentera de concilier
les différends et de colmater les brèches qui fissurent le groupe des élus
locaux au niveau des deux communes de Constantine et El-Khroub (seules
assemblées sur les 12 communes de la wilaya dont les rênes sont tenues par la
formation de Belkhadem), ainsi que ceux siégeant à l'assemblée populaire de
wilaya.
La municipalité de Constantine
vit depuis plus d'un mois dans un climat de défiance dans la foulée d'une
tentative de renversement du maire, M. Chibane Abdelhamid, contre lequel se
sont ligués les 12 élus de sa formation politique.
Le maire de Constantine nous a
confié, lors de la tenue de la dernière assemblée extraordinaire, « qu'on lui a
fait comprendre que le changement auquel aspire le groupe du FLN est une
volonté dictée par la direction nationale, alors qu'il n'en est rien », jugeant
que « cet argument est fallacieux, puisque tout s'est tramé à son encontre au niveau
local, les instances nationales n'ayant aucun intérêt pour déstabiliser le
parti à la veille d'importants rendez-vous politiques ». D'ailleurs,
apprend-on, « trois élus se sont rétractés après leur premier engagement avec
le groupe des signataires de la pétition de retrait de confiance au maire,
lorsqu'ils se sont assurés que la direction du parti n'est mêlée ni de près ni
de loin à ces positions », est-il soutenu.
Un scénario presque identique est
vécu en parallèle par les élus du FLN au sein de l'APC d'El-Khroub, où les
divisions des rangs ont débouché sur une tentative avortée d'éloignement de
deux des leurs des postes de la vice-présidence chargée des affaires techniques
et de la délégation de l'antenne de la nouvelle ville Ali Mendjeli. Un réel
malaise s'empare de la formation de Belkhadem au niveau local.
La cause n'est pas étrangère aux
batailles de coulisses menées dans le cadre de la course au fauteuil
sénatorial, dont le scrutin engageant le corps des grands électeurs est prévu
pour le mois de décembre prochain. Par crainte de voir la discipline voler en
éclats dans ce contexte de dissensions dans les relations, et par appréhension
de voir ce conflit faire tâche d'huile, les instances nationales comptent
mettre un terme à ces luttes intestines aussi vite que possible.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com