Constantine - Revue de Presse

Ali Mendjeli Mise en demeure pour les 300 logements AADL



C'est une certitude, l'AADL en charge de réaliser sur l'ensemble duterritoire national, un programme ambitieux de 55 000 logements pour latotalité des projets, répartis entre 2001 et 2002 - y compris le rajout d'uncertain nombre d'unités sur quelques sites -, est en face de difficultés,depuis le démarrage des travaux, qui ont vite fait de compliquer, aujourd'hui,la situation de l'agence et de ses souscripteurs, en attente désespérémentd'être logés un jour et dans les délais.Question : sans préjudice des avis autorisés des experts et des différentsorganismes concernés, qui se sont penchés, depuis, sur les problèmes auxquelsest confronté l'AADL, à l'origine de retards importants - les horizons 2005 et2006 ne sont plus qu'un vague souvenir -, la responsabilité de cette situationpeut-elle être imputée totalement au seul maître d'ouvrage, qui a dûment signépour ce faire des contrats avec d'importantes entreprises de réalisation dontla majorité écrasante, il faut le souligner, sont nationales. Sur ce registre,nonobstant les manquements aux engagements avérés de l'AADL, des situationsrécurrentes, notables pour leur exemplarité dans tout le pays, laissent penserque les choses ne sont pas si simples avec pour point critique les moyenshumains et matériels à mobiliser, en rapport avec l'ampleur du programme, unsegment dont on a sans doute exagéré les capacités. A Constantine, et lecontentieux a valeur d'exemple, l'entreprise GECO titulaire d'un marché portantsur l'étude et la réalisation de 300 logements à la Nouvelle Ville AliMendjeli, dans la commune d'El-Khroub est aujourd'hui mise en demeure, «uneultime mise en demeure», selon un avis de presse publié ce dimanche dernier parl'AADL, avec l'obligation de «renforcer le chantier en moyens humains,matériels et assurer un approvisionnement normal du chantier, et de mettre enplace l'organisation et la planification appropriée de nature à rattraper lesretards enregistrés et ce, dans un délai de trois jours». Les avis de ce genre,qui ressemblent à des «faire-part», annonçant «l'arrêt sur image» des chantierspeuplent, il est vrai, par dizaines les mises en demeure à longueur de colonnesdes journaux. GECO, qui dans ce cas d'espèce est sommée de satisfaire auxprescriptions édictées par le maître de l'ouvrage, sinon la procédure derésiliation serait engagée aux torts exclusifs de cette entreprise, avec lesmesures coercitives d'usage. A la vérité, et dans les faits cela se traduit parun arrêt du chantier, et ils sont une multitude dans ce cas à travers leterritoire national. Officiellement le taux de résiliations de contrats est de10 %, affirme-t-on. Les promesses non tenues par l'agence régionale de l'AADLde Constantine de livrer les logements, selon le planning annoncé, serait-illié uniquement à l'incapacité des entreprises ? Pour l'exemple, GECO qui se ditsurprise par la mise en demeure dont elle vient d'être l'objet, porte le débatvers des horizons plutôt complexes pour le citoyen réservataire las d'attendreson F3. L'entreprise en question, qui il faut le rappeler n'est pas sortie de sonpremier chantier des 500 logements dont on a soustrait 80 unités, (programme2001), fait valoir à sa décharge, en effet, dans sa réponse adressée audirecteur régional de l'AADL, le non paiement des «situations de travaux d'unmontant de 13.757.132,94 DA, d'une autre situation (révision N°1) d'un montantde 3 591 232,90 DA par ladite agence. GECO Constantine rappelle «qu'elle apréfinancé 10 ascenseurs d'un montant de 27.650.610 DA qui sont stockés auxmagasins sans qu'elle puisse récupérer quoi que ce soit en matières defournitures». GECO dans la réponse à la mise en demeure dont elle fait l'objetde la part de l'AADL, insiste sur ses difficultés de trésorerie en affirmantque «sans ressources financières, l'entreprise se trouve pénalisée et bloquéedans son fonctionnement». Le nouveau directeur par intérim, M. Haddad qui vientd'être installé cette semaine, en remplacement du DG, titulaire du postependant des années, démissionnaire, souligne aussi la nécessité absolue pourson entreprise de «négocier avec le maître de l'ouvrage, une réactualisationdes prix, étant donné les réalités du marché des matériaux de construction, quine sont plus ceux de 2001 et 2002".Sans succomber aux «conclusions et aux supputations hâtives», à lalecture du texte adressé à la direction régionale de l'AADL, par le DG parintérim de GECO, il semble bien que sur le site de Ali Mendjeli, lessouscripteurs du programme 2002 et qui devait être achevé, pour rappel en 2006,sont dans l'obligation de prendre leur mal en patience...
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)