
Invité à participer à la cérémonie de clôture de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 », le chanteur-compositeur marocain, Abdelwahab Doukkali, a accepté de répondre à nos questions, lors de son arrivée à l'aéroport d'Alger Houari-Boumediene.Un mot sur votre visite... Je suis ému de me retrouver dans un pays voisin et frère. Je suis doublement heureux de participer à cette grande manifestation au service de la culture, notamment dans la région de Constantine, au passé glorieux. Je dois dire aussi que je suis reconnaissant au monde de la presse. C'est grâce à lui que les publics du monde entier me connaissent.Avez-vous suivi le déroulement de « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 » 'J'ai suivi, par le biais de la télévision par satellite le déroulement de cette manifestation qui nous honore. Bravo aux organisateurs qui ont fourni un travail extraordinaire.Comment voyez-vous l'évolution de la chanson marocaine et maghrébine 'A chaque époque ses caractéristiques. Dans le passé, le monde des arts et des lettres baignait dans une atmosphère de créativité. La chanson avait une dimension qualitative, grâce à la force du texte, l'engouement des publics. Aujourd'hui, le monde évolue rapidement, avec l'apparition des nouvelles technologies. A mon sens, l'être humain doit impérativement être rattaché à son identité. Ce n'est pas grave, si on s'adapte à toute situation, mais il faut toujours garder son originalité. Quant à la chanson, notamment dans les pays de l'Orient, des industries fabriquent malheureusement des chanteurs, comme cela se fait aux Etats-Unis d'Amérique. Il est naturel que celles-ci favorisent la rentabilité économique, qui ne devrait pas sacrifier le volet artistique. La chanson doit être soignée pour intégrer les foyers. La culture renvoie à l'éducation.Vous avez su exporter la chanson marocaine. Quel est votre secret 'A mon humble avis, l'Homme, dans sa démarche globale, doit être honnête et égal à lui-même pour se perfectionner. Mon secret, c'est la grâce de Dieu et la passion. J'aime ce que je fais et je donne le meilleur de moi-même.Comment qualifiez-vous la chanson algérienne 'Fort heureusement on comprend les dialectes maghrébins, qui nous unissent. Pour moi, la langue n'est pas un obstacle pour évoluer. Je regrette, toutefois, le manque de rencontres permanentes entre artistes, musiciens, hommes de lettres, qui favorisent l'échange interculturel. J'ai, depuis longtemps lancé un appel pour la création d'une véritable opérette maghrébine ou arabe, autour du thème « l'éveil arabe ». L'objectif est d'arriver à transmettre l'amour entre les pays et d'unifier le monde arabe.Vous avez chanté à Constantine, connaissez-vous le genre musical de la région ' Je suis très honoré de chanter dans cette ville mythique, séculaire. Je connais son genre, le malouf. La musique arabo-andalouse est appelée hawzi, sana, ou malouf en Algérie, alors qu'au Maroc, elle est « moussika al ala », ou al andaloussi. Malouf en Tunisie et en Libye, c'est est un genre musical profane, classique ou savant.Vous êtes venu plusieurs fois en Algérie, ce qui a dû créer des liens particuliers. Quelle serait votre sentiment si vous obteniez, un jour, la nationalité algérienne 'Le monde arabe est une seule entité. Mon espoir et souhait est de pouvoir disposer d'un passeport et d'une monnaie arabes, comme cela se fait en Europe, où plusieurs pays ont adopté une monnaie unique et formé une zone de libre-échange. Je serais honoré d'obtenir la nationalité algérienne, pourquoi pas ' Les peuples algérien et marocain sont des frères pour l'éternité. Il existe plusieurs familles issues de mariages mixtes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com