Constantine - A la une

Alerte aux « faux sujets » sur facebook



Plus de 631 000 élèves se sont présentés hier à l'examen de fin d'année pour l'obtention du Brevet d'enseignement moyen (BEM) afin d'assurer leur place au secondaire. Attentif et préoccupé par le bon déroulement des épreuves, le ministre de l'Education Abdelhakim Belabed a affirmé lors du coup d'envoi des examens, la dévotion de son département pour garantir un bon cadre et une meilleure supervision pour lutter contre la triche. Première restriction annoncée, l'interdiction des portables dans les salles d'examens pour éviter tout contact avec le réseau « Facebook ». Ce qui n'a tout de même pas empêché la mise en ligne de "faux sujets", pour troubler les candidats à l'examen du BEM. "14 faux sujets sont en circulation", prévient-il.L'objectif perturber le déroulement des examens et embrouiller les élèves. Alerté par la publication au premier jour d'ores et déjà de 14 sujets erronés, le ministre de l'Education a tenu à mettre en garde les parents et les candidats contre la consommation de tout ce qui circule sur les réseaux sociaux. Ces derniers sont devenus le relais officiel de diffusion des sujets des examens, mettant ainsi en péril la crédibilité et la fiabilité des résultats obtenus. L'utilisation des nouvelles technologies par les élèves ne se limite pas à communiquer et échanger des informations, c'est bien au-delà de cette optique. Des groupes anonymes crées par des profils suspects profitent de l'indulgence des parents et la quête de la facilité des élèves pour réussir pour publier les sujets des épreuves de fin d'année. Un fait inquiétant qui se réédite chaque année depuis plus de trois ans, mettant ainsi à mal le ministère de la tutelle et provoquant l'indignation de la société et le courroux des parents. Confusion totale, tous les résultats et niveaux se ressembles. Difficiles d'extraire ou de décerner entre les bons et les mauvais élèves à cause de cette pratique initiée par des personnes malintentionnées, qui étaient à l'origine des fuites de sujets. Ce qui a incité les pouvoir publics à réagir dans l'immédiat ce qui a conduit à l'arrestation et emprisonnement de plusieurs personnes qui étaient les instigateurs du dossier de la fuite des sujets. Des actes qui ont coûté cher à l'Etat qui s'est vu, par conséquent, dans l'obligation de reprogrammer certaines épreuves et adopter de nouvelles dispositions pour assurer le bon déroulement des examens. Même dispositions ont été mises en place par les autorités dans l'objectif de minimiser les risques de la triche. Il s'agit particulièrement de l'interdiction des portables dans les centres d'examens ainsi que le renforcement du nombre des surveillants dans les classes d'examens. Sans oublier la mise à disposition des élèves d'un service d'accompagnement devant rassurer en permanence les candidats stressés et anxieux. Ainsi les aider à regagner confiance en eux même et se fier à leur compétence sans se référer à la triche. Une pratique qui hante l'esprit du premier responsable du ministère qui a exprimé de Constantine lors du coup d'envoi des examens, sa volonté de lutter efficacement contre ce phénomène, sans pour autant importuner les élèves qui ne sont que des victimes. Il a averti les parents et les élèves sur des conséquences d'un tel comportement sur le moral et le mental de leurs enfants. L'objectif latent est de les déstabiliser et surtout de les induire en erreur étant plus exposé à la manipulation. Facilement influençables notamment en cette période d'examen. Les candidats se précipitent spontanément à consulter leur compte facebook chaque soir à la recherche d'un sujet portant sur une épreuve donnée. Une habitude qui met en avant, également, les ratés de l'école algérienne qui a habitué les élèves à la fainéantise ainsi qu'à la facilité, mais surtout de dépendance à Internet. Une arme à double tranchant. C'est au ministère de la tutelle qu'incombe la mission de remettre de l'ordre dans cette école et corriger les dysfonctionnements relevés à chaque période d'examen. Une période qui met le ministère et les parents à rude épreuve, d'où l'impératif d'intensifier les campagnes de sensibilisation dans les milieux scolaires pour prévenir des dangers du net sur l'avenir des élèves en proie à des inconnus « malveillants ». Il reste deux jours d'examens pour les élèves et le ministère.
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