Constantine

Aïd El Adha



Aïd El Adha
A l'approche de la fête religieuse «Aïd El Adha», les différents imams d'échinent à donner, chaque vendredi, des conseils sur ce qui est licite et ce qui est illicite à propos de l'offrande. Certains imams dérapent, cependant, et se perdent dans leur propre interprétation du culte.C'est ce qui s'est passé récemment à Constantine où cela a créé une grande confusion chez les citoyens qui ne savent plus qui croire, et selon quels critères choisir, acheter et égorger le mouton ' C'est devenu en tout cas une préoccupation première, un sujet à débat dans les espaces publics et privés. Notons à titre d'exemple, les habitants de la cité Ciloc, auxquels on a servi une fetwa complètement contradictoire celle présentée aux habitants du quartier du Coudiat. «L'Imam de la mosquée Emir Abdelkader nous a expliqué qu'il est interdit de cotiser avec une autre personne dans le but d'acheter un mouton, et cela pour que ce soit soit acceptée par Dieu.Il nous a dit aussi qu'il est préférable d'acheter un mouton qu'un veau. Car cela correspond aux traditions appliquées par notre prophète», a déclaré Lokmane B., un habitant de Ciloc. Mohamed Cherif. H., habitant la même cité, confirme la version de son voisin, en ajoutant que selon l'imam, chaque personne ayant un travail et un salaire doit sacrifier un mouton.Pour lui, la Fatwa est sacrée et doit être prise en considération par la population. Non loin du Ciloc, les habitants du quartier Coudiat ont été servis d'une fatwa un peu différente. «L'imam de la mosquée Istiklel a été indulgent, voire très compréhensif. Il nous a bien expliqué que 5 personnes au maximum peuvent cotiser pour acheter un veau âgé d'au moins 3 ans et accomplir leur devoir religieux. Il n'y a aucun mal dans cela. Il n'est pas obligatoire que chaque famille ait son propre mouton.Actuellement il y a des Imam et il y a des pseudos Imams qui ont transformé complètement les principes de la religion», a souligné Saïd T. un habitant du Coudiat. Notre source a insisté pour dire la nécessité d'une Fatwa unie et généralisée. Nos interlocuteurs s'accordent à dire que nos imams doivent être formés et bien informés et arrêter de dire n'importe quoi. Ils sont unanimes à penser que le ministère des affaires religieuses doit encadrer ces imams et même les contrôler. Malheureusement, le risque est grand qu'on on sait que beaucoup de gens croient aveuglement en ces fetwas à l'emporte-pièce.


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