
Dans la cadre de la tenue de la 9e édition du Festival international de la bande dessinée, le jeune bédéiste algérien, Racim Bey Benyahia, a présenté son premier album de bande dessinée intitulé Constantine 1836 publié par les éditions Dalimen.C'est parce qu'il s'est toujours intéressé au volet historique de sa ville natale, Constantine, qu'il a décidé de consacrer une bande dessinée à la résistance déterminée du légendaire Ahmed Bey contre l'occupation française. En novembre 1836, une grande expédition de l'armée française avait été résolue contre Ahmed Bey.Il faut dire, également, qu'avec un paternel plasticien-sculpteur et une tante artiste-peintre reconnue internationalement, Racim Bey Benyahia ne pouvait qu'emprunter la voie des beaux-arts de Constantine. Né en 1987, Racim Bey avoue, d'ailleurs, que c'est son père qui lui a transmis la passion du dessin et cet amour incommensurable pour la ville des Ponts suspendus. C'est ainsi qu'il décroche haut la main son diplôme pour aller à la conquête de quelques boîtes de communication pour exercer en tant qu'infographe. Chemin faisant, il se spécialise dans la bande dessinée. Les premières éditions du Festival international de la danse contemporaine le boosteront davantage dans la création. D'ailleurs, il remporte la troisième place lors du concours de la meilleure bande dessinée du Fibda d'Alger. Mais il faut dire que le public ne le découvre réellement qu'en 2012, année où il décroche haut la main le concours de la meilleure affiche du festival.Pour réaliser cette toute première bande dessinée historique, Constantine 1836, Racim Bey Benyahia a effectué un véritable travail de recherche. Il a planché sans relâche, durant quatre mois, sur les archives et collecté des informations fiables et précieuses à la fois. Cette toute nouvelle publication, cédée au prix de 1000 DA sur le marché national, a nécessité quatorze mois de dur labeur. Comme il le dit si bien, il faut être le plus fidèle possible aux événements de la bataille de Constantine de 1836 avec l'architecture de sa ville, son paysage et ses habitations de l'époque.Place ensuite au story board pour un déroulement précis des actions, avant de constituer un ensemble de 76 planches colorées. Le récit, se déclinant en arabe dialectal, invite le potentiel lecteur à découvrir une BD aérée, avec des dessins bien esquissés, rehaussés de couleurs chatoyantes. Le jeune bédéiste souligne qu'il a essayé d'illustrer une des pages glorieuses de la ville de Constantine en proposant un travail cartésien.Si Racim Bey Benyahia vit actuellement le moment présent en savourant la publication de ce premier-né, il n'en demeure pas moins qu'il caresse le rêve de donner une suite à l'histoire de Constantine. Il compte bien se spécialiser dans l'histoire de l'Algérie en s'intéressant à d'autres événements historiques. « J'ai envie, dit-il, de me spécialiser dans l'histoire de l'Algérie et de donner une nouvelle manière de raconter l'histoire. Je pense que c'est également une façon originale d'intéresser la jeunesse algérienne à l'histoire de son pays. Cela me permet, également, à moi de m'intéresser à cette riche histoire mon pays.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacima Chabani
Source : www.elwatan.com