Le tribunal criminel de Constantine a eu à statuer, hier, sur une affaire de vol suivie d'agression. Une affaire qui a été déjà jugée en 2005 et au cours de laquelle trois des accusés ont été condamnés à dix de prison chacun. Un quatrième accusé, A. Abdallah, avait été condamné à vingt ans de prison par contumace. Et c'est justement ce dernier accusé qui devait être rejugé hier après s'être rendu aux services de sécurité. Selon l'arrêt de envoi, les faits se sont déroulés en 2005. Aux environs de dix-neuf heures, un couple a été agressé à la cité Daksi Abdeslem alors qu'il était en panne de voiture. S. Farès, âgé de 23 ans au moment des faits, a mis un couteau sur la gorge de la victime, l'épouse L. Madjda. Le deuxième accusé, B. Abdelghani, 21 ans l'a également menacée, en lui mettant son arme blanche sur le flanc gauche. Le troisième agresseur, quant à lui, l'a aspergée avec une bombe lacrymogène. Ils la délestèrent ensuite, de sa chaîne en or, de son portable et d'une somme de cinq mille dinars. Son époux qui n'a pas réagi au début car les agresseurs menaçaient de s'en pendre à son épouse, a quand même réussi, après le forfait, à rattraper l'un d'eux. Mais celui-ci lui assène un coup à l'arme blanche à la tête, ce qui lui a valu un arrêt de travail de sept jours et cinq points de sutures. Malgré sa blessure, T. Lotfi le mari, n'a pas lâché prise et aidé de quelques citoyens, il immobilisa l'agresseur et le conduisit au commissariat de police de la cité Daksi. Après une enquête approfondie, les deux autres suspects ont été arrêtés et présentés aux magistrats instructeurs du tribunal de Constantine, sis à la cité Ziadia qui ordonna leurs mises en détention préventive à la maison d'arrêt du Coudiat. Un quatrième accusé dans cette affaire, A. Abdallah n'a pu être retrouvé malgré les efforts de la police judiciaire chargée du dossier. Il n'a jamais répondu aux nombreuses convocations de la justice. Jugés, selon l'arrêt de renvoi, le 25 novembre 2005, le trois accusés ont écopé de dix ans de réclusion criminelle chacun. Quant à A. Abdallah, il a été condamné à vingt ans de prison par contumace. Comparaissant hier devant l'instance judiciaire pour répondre à l'accusation portée contre lui, A. Abdallah a nié catégoriquement ce qui lui était reproché. Et d'affirmer que, c'est suite à un différent avec S. Farès que son nom a été cité. Les victimes n'ont pu reconnaître l'accusé car, affirment-elles, il était de dos. Le représentant du ministère public est revenu sur les circonstances de l'agression qui, selon lui, a failli coûter la vie à d'innocentes personnes. C'est grâce au courage du mari que l'affaire a connu son épilogue, a-t-il poursuivi. Il requit 15 ans de prison ferme assortis d'une amende cent mille dinars, à son encontre. Les deux robes noires avaient tenté de prouver au jury, le doute qui plane dans cette affaire, car précisaient-elles, le témoignage d'un accusé contre un autre ne peut être pris en considération, conformément à la loi. Selon ces deux avocats de la défense, leur client n'a pas été formellement identifié par les victimes qui sont venues témoigner au prétoire. En conclusion ils demandèrent la relaxe. Après les délibérations, A. Abdallah a été reconnu coupable d'appartenir à une association de malfaiteurs et de vol qualifié, sous la menace et de détention d'arme blanche prohibée. Il a été condamné à 10 ans de prison ferme.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : R C
Source : www.lequotidien-oran.com