Constantine - A la une

Affaire de l'enlèvement et de l'assassinat des deux enfants à Constantine Vers un effet domino après les révélations de l'enquête préliminaire !



Alors qu'une enquête a été ouverte par la direction générale de la Sûreté nationale concernant la fuite de l'identité ainsi que les photos des deux individus, à savoir A. H., âgé de 21 ans, et K. A., 38 ans, arrêtés dans le cadre de l'affaire de l'enlèvement et de l'assassinat des deux enfants âgés de 9 et 10 ans, retrouvés morts, la semaine dernière à Constantine, deux autres enquêtes, l'une au tribunal d'El-Khroub et la seconde à la wilaya, ont été déclenchées simultanément. En effet, la première a été motivée par les premiers éléments de l'enquête préliminaire concernant le passif criminel des accusés.
Aussi, il a été établi que l'un de ces derniers, à savoir K. A., repris de justice, était impliqué dans plusieurs affaires de trafic et de consommation de drogue, confirment nos sources. À ce sujet, elles nous ont révélé que la condamnation à la prison ferme, prononcée à l'encontre de K. A., datant de l'année dernière, a été transformée en une mesure de travail général qu'il devait effectuer au sein même du tribunal d'El-Khroub. Pis, celui-ci a bénéficié de la grâce présidentielle, et ce, après qu'un magistrat aurait 'intercédé" en sa faveur, alors qu'il n'y ouvrait pas droit en raison de la multitude d'affaires dans lesquelles il était impliqué ! Ce qui nous rappelle, étrangement, l'affaire en 2008 du petit Yasser Djenhi, enlevé puis tué par un Ali. M., âgé de 27 ans, lequel avait également bénéficié de la grâce présidentielle, une année plus tôt, soit en 2007, après avoir 'pourtant" été condamné dans une affaire similaire d'abus sexuel sur une fillette de 12 ans.
La deuxième enquête a été déclenchée à la wilaya, après que les enquêteurs eurent constaté que K. A. était locataire d'un logement social situé à l'Unité de voisinage (UV17), à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, soit à environ 500 mètres du lieu où les corps des deux enfants, Brahim et Haroun, ont été retrouvés. Selon nos sources, l'appartement où le crime a été commis appartient à un citoyen, déjà propriétaire de 3 autres appartements sociaux ! Notons que l'accusé, bénéficiaire d'un logement dans le cadre du programme de l'éradication des bidonvilles, a vendu le logement.
Une autre effraction de la loi. Ainsi, le système judiciaire semble être sur le point de payer, au prix fort, une succession de défaillances constatées dans le cadre de cette affaire, notamment depuis que les photos des deux principaux accusés, prises à première vue dans un commissariat, ont été divulguées et relayées par les internautes via les réseaux sociaux, et ce, en violation de l'instruction toujours en cours. Un fait grave qui, d'ailleurs, a attisé la colère de la population et a mis le feu aux poudres. Des centaines de personnes ont carrément investi le tribunal d'El-Khroub, mercredi dernier, alors que d'autres se sont rassemblées devant la cour de Constantine pour réclamer qu'on leur livre les deux accusés et que ces deux derniers soient exécutés sur la place publique.
L N
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