
Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a vivement réagi à la suite de l'affaire relative à la mise en service de l'accélérateur du centre anticancer (CAC) de Constantine. En effet, le département de la Santé, sur ordre de l'ancien ministre, Abdelaziz Ziari, a exigé un rapport détaillé sur la situation, ainsi que sur l'état des lieux des services de chimiothérapie et de radiothérapie, notamment du centre en question, nous a révélé le président du Conseil de l'Ordre des médecins de la wilaya de Constantine. Cette décision est intervenue la semaine dernière, soit au lendemain de la publication d'un article paru sur les colonnes de Liberté, le 9 septembre, sous le titre "Mise en service de l'accélérateur du CAC : le ministre de la Santé désavoué par des spécialises". Un article qui, faut-il le souligner, a suscité beaucoup de réactions, dont certaines défavorables, notamment en milieu hospitalier. En effet, l'article en question dévoile que l'accélérateur ne sera pas opérationnel dans l'immédiat comme il a été signifié par l'ex-ministre de la Santé lui-même lors d'une visite de travail qui l'a conduit, le 7 septembre dernier, dans la wilaya de Constantine. Ce dernier avait, en fait, déclaré lors de son allocution à la clôture des 1res Journées de radiothérapie oncologique, en présence de spécialistes algériens et étrangers, que "la mise en service de l'accélérateur du centre anticancer (CAC) de Constantine est symbolique". Or, ce matériel ne fonctionnera pas sans un scanner 3D, ce qui, d'ailleurs, a été signifié au ministre par les responsables du centre anticancer. "Pour la mise en service de l'accélérateur, il faut un scanner 3D", nous a encore précisé le directeur du Conseil de l'Ordre des médecins de la wilaya de Constantine, mercredi dernier, lors d'un entretien téléphonique. Des sources au sein du CHU nous ont, par ailleurs, affirmé qu'au lendemain de la parution de l'article de Liberté, suivie par la notification du ministère de tutelle, le personnel médical du centre anticancer (CAC) a été aussitôt mobilisé et des séances de radiothérapie ont été programmées avec l'ancien matériel, au grand bonheur des patients, dont la majorité, faut-il le souligner, attend depuis des mois son traitement.S B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Betina Souheila
Source : www.liberte-algerie.com