Dans les coulisses, beaucoup s'accordent à dire que le blocage qui caractérise le parti s'explique uniquement par l'attente d'un signe d'en haut pour désigner le nouveau chef.
Eclipsée par la prise d'otages de Tiguentourine et les scandales de Sonatrach, la crise du FLN tente un retour sur la scène politique nationale à travers des activités menées hier par les ailes en conflit. A l'occasion de la célébration du quarantième jour de la disparition de Abderrazak Bouhara, organisée par l'APC de Didouche Mourad, à Constantine, Abdelkrim Abada a tenu à s'exprimer devant quelques journalistes pour faire passer des messages aux pro-Belkhadem et rassurer l'opinion publique. Interrogé sur l'évolution des choses au sein du parti avant l'élection d'un nouveau secrétaire général, Abada, l'un des ténors du FLN, a reconnu qu'à ce jour, le candidat consensuel n'a pas été trouvé.
«On avait espoir de placer Bouhara, mais le destin en a décidé autrement», a-t-il commenté. Les consultations entre les différents acteurs du parti demeurent intenses cependant. «Mais ce n'est pas facile, car hélas, certains 'uvrent pour prolonger l'impasse», a-t-il affirmé en désignant Layachi Daâdoua, lequel a animé hier une réunion des pro-Belkhadem à la kasma de Baba Hacen à Alger. «Il se croit toujours responsable organique et refuse de comprendre que le bureau politique a disparu avec la destitution de Belkhadem», a déclaré Abada, pour qui, il s'agit là d'agissements individuels pour le retour de Belkhadem, mais qui risquent de torpiller les efforts déployés pour revenir à la session. «La majorité des membres du comité central sont conscients de ces man'uvres et feront tout pour empêcher leur aboutissement», a-t-il conclu. Bref, les couteaux sont toujours tirés au sein de l'ex-parti unique autour de l'enjeu du premier poste de responsabilité.
Mais que veut Abada et l'ensemble des redresseurs ' Dans pareil cas, les statuts du parti prévoient deux options ; soit le recours à l'urne, soit la désignation par plébiscite.
C'est cette dernière qui les intéresse : «Nous préférons le plébiscite parce qu'il nous évite le retour de personnes que nous avons combattues depuis des années.» Selon lui, Belkhadem est responsable de l'autodestruction du FLN depuis 2005. Toutes les maladies qui gangrènent le parti lui sont imputées. Le nouveau secrétaire général, l'homme providence, doit remplir, en plus des conditions classiques : patriotisme, ancienneté, intégrité, le fait d'appartenir à la génération de Novembre, souligne, un tantinet utopique, l'hôte de Didouche Mourad.
L'hommage rendu à Bouhara a vu la participation de personnalités du FLN comme Abbas Mekhalif, le sénateur Kamel Bounah et un nombre d'élus locaux, à l'exception du mouhafedh et son équipe, alliés du camp adverse.
Dans les coulisses cependant, beaucoup s'accordent à dire que le blocage qui caractérise le parti s'explique uniquement par l'attente d'un signe d'en haut pour désigner le nouveau chef du FLN. D'ailleurs, l'option Amar Saïdani aurait été écartée par Bouteflika lui-même, affirme un cadre très au fait de la cuisine interne du parti.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouri Nesrouche
Source : www.elwatan.com