Constantine - A la une

A quand un observatoire '



A quand un observatoire '
Affirmation - «Le projet de loi portant code de l'enfant a été réactivé et se trouve actuellement entre les mains des services du ministère de la Justice».
En marge de la rencontre portant sur «La vente des enfants et leur exploitation sexuelle» à Constantine, le secrétaire général de la CNCPPDH, Abdelwahab Mordjana, a expliqué que «cette rencontre est venue pour signifier notre solidarité avec les habitants de cette ville qui ont été éprouvés par le rapt des enfants de Ali-Mendjeli». Le SG de la CNCPPDH a tenu à souligner que «le projet de loi portant code de l'enfant a été réactivé et se trouve actuellement entre les mains des services du ministère de la Justice».
Concernant la tenue de la 4e édition qu'organise la CNCPPDH, en partenariat avec l'Institut international des droits de l'homme de Genève, M. Mordjana soulignera que les travaux de la session se déroulent en différents ateliers pratiques, au niveau desquels seront abordés les divers articles et les mécanismes de l'organisation générale de protection des droits de l'Homme en général et des droits de l'enfant en particulier. Il s'agit notamment des mécanismes conventionnels. «Il faut actualiser les informations sur ces outils d'intervention pour permettre une meilleure réaction sur le terrain», a-t-il expliqué, avant d'ajouter que «le projet de loi, qui se trouve au niveau des services du ministère de la Justice, permet la mise en place d'un mécanisme de protection des enfants contre la violence, la maltraitance, les sévices corporels et psychiques ainsi que la négligence».
Pour cela, le SG de la CNCPPDH a rappelé que son institution ambitionne, en concertation avec les instances concernées, d'ériger un observatoire des droits de l'enfant et de le promouvoir au rang d'instrument au service des intérêts de l'enfant et de ses droits, car «cette préoccupation rejoint, en substance, les droits de l'homme dans leur concept général qui demeurent une culture à inculquer à toute société aspirant au développement».
Interrogé sur les statistiques que la commission pourrait avoir sur les cas d'enlèvements en Algérie, M. Mordjana a rétorqué : «Un simple cas où il est question de sévices ou de vente d'un enfant, quand bien même ce ne serait qu'un cas, est déjà un cas de trop et un précédent qui ne doit pas être négligé mais, plutôt, interpeller, outre la conscience, la société civile et les instances des droits de l'Homme.»
Nada : «Il faut réagir vite»
Le réseau de protection de l'enfance et de la promotion des droits des enfants Nada envisage, avec d'autres partenaires comme la justice et la sûreté, de mettre en place un plan d'alerte enlèvement. «Réagir vite», deux mots qui pourraient sauver la vie de plusieurs enfants en Algérie. Un numéro vert et des campagnes d'information seront utilisés pour lancer une alerte dans tout le pays afin de retrouver, le plus rapidement possible, les enfants disparus. Le réseau Nada propose, d'ores et déjà, de contacter son numéro vert, le 3033, afin d'agir, immédiatement, lorsqu'un enfant est enlevé.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)