
L'APC de Constantine est-elle une institution de décision ou de synthèse ' Le cas de la revalorisation de son patrimoine a levé le doute, si doute il y a, sur l'efficacité de ce collège élu.Ce dernier a collectionné les ratés depuis ces derniers mois. Preuve, le dossier Magrofel, Epic qui gère le marché de gros de fruits et légumes, dont la mise en adjudication, reportée par deux fois, a révélé une gestion basée sur des décisions pour le moins hâtives. Ladite assemblée s'est manifestement précipitée et a feint d'ignorer les textes de loi.Des vices de procédure ont eu raison de cette décision et tout est remis en question. Une dissolution et des couacs juridiques ont stoppé les locataires de l'Hôtel de Ville dans leur course effrénée vers des enchères publiques. La revalorisation du patrimoine communal est aussi un chapitre dans cette gestion hasardeuse. L'augmentation des loyers des commerces, telle qu'elle a été conçue, est définitivement enterrée. Un spectaculaire revirement de situation. L'APC a, bon gré mal gré, fait machine arrière en l'espace de quelques jours. Il a suffi d'une grève de deux jours pour qu'elle se fasse épingler sur une gestion à l'emporte-pièce.La revalorisation générale et sans distinction a atteint le taux astronomique de 700%. Le filon perçu comme l'unique pour renflouer sa trésorerie n'en était pas vraiment un. L'augmentation, jugée excessive, doit désormais revenir à un barème raisonnable. Elle s'est heurtée à des commerçants prêts à croiser le fer et ils l'ont fait. Leur rassemblement devant l'immeuble du boulevard JF Kennedy n'est pas passé inaperçu. Le wali a réagi en prenant en main ce dossier. Son arbitrage fera désamorcer cette crise, dont encore une fois la municipalité du Vieux Rocher est en cause. Elle a été destinataire de l'ordre de geler sa décision qu'elle a voulue irréversible. Et elle s'exécute. Le peu de crédit qui lui reste s'est ainsi envolé. Sa stratégie pour les quelques mois restants avant la fin de son mandat est mise à mal. Gouverner, c'est prévoir, et non naviguer à vue. La revalorisation du patrimoine, adoptée en septembre dernier, faut-il le rappeler, fut une décision dictée par l'ex-wali, Hocine Ouadah. Un chef de l'exécutif, qui a mené la vie dure à cette équipe à la tête de la municipalité !!!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Naïma Djekhar
Source : www.elwatan.com