
Résumé : Amel était à la fois effrayée et excitée à l'idée de revoir Ramzi. Ce dernier l'attendait à la réception de l'hôtel. La jeune femme est troublée encore une fois par sa présence, mais tente de dominer ses sentiments. Le jeune homme semblait plutôt content de la revoir, et la complimente sur sa tenue.Il lui ouvrit la portière du véhicule et l'invite à monter. Ils traversèrent quelques vieux quartiers, et elle remarque que la ville était encore plus belle la nuit. Les ruelles étaient animées. Des familles prenaient l'air sur les grands boulevards. Quelques grands magasins, illuminés, attiraient encore les clients. Les cafés et les restaurants étaient pleins d'un monde cosmopolite qui, pour tuer l'ennui, se retourne vers cette foule anonyme qui s'appelle "les gens".- Vous ne dites rien.Amel se tourne vers Ramzi :- Eh bien, j'étais prise dans la contemplation de Constantine dans la nuit.- Vous ne connaissez pas bien Constantine '- À part ses grandes ruelles et son pont, je ne connais presque rien de la ville.- Vous devriez visiter plutôt les anciens quartiers où on pratique encore les métiers d'autrefois, particulièrement l'artisanat local. Un héritage fabuleux légué par des artistes issus de plusieurs générations.- Cela doit être merveilleux de pouvoir s'imprégner de ce parfum d'ancienneté propre à nos plus vieilles villes. Mais je n'ai jamais eu le temps de découvrir ces quartiers. Je suis trop prise par mon travail, et mes missions se limitent souvent à deux ou trois jours. - Tu aimerais bien découvrir la ville, je suppose 'Elle se rendit compte que Ramzi l'avait tutoyée et elle juge plus correcte d'en faire de même :- Bien sûr. Constantine est une ville millénaire, aux multiples civilisations. C'est l'authentique Cirta que je veux connaître, avec ses us, ses coutumes, sa culture.Ramzi ébauche un sourire, dévoilant encore une fois ses dents parfaites.Il bifurque pour se diriger vers l'un des plus beaux quartiers de la grande ville, et Amel se retrouve devant une grande bâtisse aux murs hauts et dominants, que le lierre sauvage n'avait pas épargnés, leur donnant davantage de charme.Un coup de klaxon, et la porte du garage s'ouvrit toute grande. Un système automatique, permettait de la refermer une fois le véhicule à l'intérieur.Ramzi serre le frein à main et descendit. Amel ouvrit sa portière mais marque une seconde d'hésitation. Ramzi vint à son secours :- Aller viens Amel... Ma mère doit nous attendre.Il tint la portière ouverte, et elle descendit à son tour en tirant sur sa jupe. Geste qui provoque un autre sourire moqueur chez Ramzi, ce qui la fera davantage rougir.Elle le suit, et ils se dirigèrent tous les deux, vers un escalier qui mène au premier étage. Amel entendit des éclats de rire et la voix d'une femme qui racontait quelque chose.- C'est ma mère, dit Ramzi. Elle a toujours été loquace.- Je la trouve plutôt sympa.- Moi aussi. Il rit avant de poursuivre. Bien sûr qu'elle est sympa. Toutes les mères le sont. Tu ne trouves pas 'Amel ébauche un sourire et eut une pensée pour sa chère mère, qu'elle trouvait merveilleuse et parfaite en tout.- Oui. Tu as raison, toutes les mamans le sont.Ils arrivèrent au seuil du salon, et Ramzi prit la main de la jeune fille pour l'entraîner à l'intérieur. Ce qui provoquera un embarras chez cette dernière.Le salon, très vaste et meublé avec goût, était illuminé par deux beaux lustres en cristal. Amel aperçoit tout d'abord, au fond de la salle, la vieille brave dame avec qui elle avait voyagé le matin même, et qui se lève dès qu'elle l'aperçoit pour venir vers elle et lui souhaiter la bienvenue.- Oh ! comme je suis heureuse de te revoir Amel. Je voulais tant que tu assistes à notre petite soirée familiale. - Tu m'en vois enchantée de te retrouver, dit la jeune fille en baissant les yeux, car elle venait de percevoir une lueur moqueuse dans le regard de Ramzi.(À suivre) Y. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hanane Yasmina
Source : www.liberte-algerie.com