Constantine - A la une

3es JOURNEES INTERNATIONALES DU CONTE ET DU RECIT DE CONSTANTINE Smaïn en guest-star



Des hommes et des femmes «hantés» par des contes et des légendes d'un autre temps, où tout simple- ment par le propre récit de leur vie, tel un Smaïn qui «ce livre (ra) tel qu'il est» se sont donné rendez- vous à l'occasion des 3es Journées internationales du conte et du récit dans l'antique Cirta du 2 au 16 avril.
Chacun à sa manière, ces hommes et ces femmes conteurs, qui ont fait de «il était une fois» leur maître-mot, plongeront, une quinzaine de jours durant, les amateurs de contes et autres histoires patrimoniales dans une autre dimension où réalité et fiction se croisent pour dire le destin, l'amour, le chagrin, la Kabylie et aussi Constantine. En guest-star, l'humoriste franco-algérien Smaïn, lauréat du Molière du meilleur one man show en 1996, et connu du grand public pour en être l'un des meilleurs dans ce style, enfilera à l'occasion de ces journées l'habit du conteur, genre dans lequel il excelle depuis trois ans. Le titre du spectacle, Smaïn ce livre tel qu'il est, un jeu de mots subtile, laisse transparaître ce qui sera déjà ce conte. Le récit de vie d'un orphelin, adopté à deux ans par un couple modeste qui n'a jamais cessé de rechercher ses origines. «Un livre» — l'humoriste est auteur d'un livre intitulé : Je reviens me chercher — où il «se livre» tel qu'il est. Il se penchera sur le mystère d'une vie sanctionnée, sur sa naissance, son parcours personnel. Au programme également Martine Caillat, qui présentera son nouveau spectacle intitulé Le frêne et l'olivier, retraçant le combat courageux des femmes berbères durant la guerre de Libération. Ce récit est extrait du livre Femmes berbères dans la guerre d'Algérie - récit de vie. Aini Iften racontera, en musique, accompagnée de Nathalie Waller, un récit inspiré des textes de Taous Amrouche racontant la vie de la première génération d'émigrés kabyles. L'événement verra également la présence d'une dizaine d'autres conteurs, à l'instar de la Turque Melisdjane, le Marocain Abderezak Kmoun ou encore «Douce aimée de la salle». Les jeunes conteuses constantinoises, Karima Hamdi, Amira Zemoura formées avec 13 autres jeunes par l'association Ken ya ma ken, organisatrice de ces journées, seront les 14 et 15 sur la scène du TRC pour présenter leurs spectacles. Partant du principe que «tous ce qui n'est pas écrit est dévalorisé», l'association Ken ya ma ken, qui souffle sa troisième bougie cette année, éditera à cette occasion un recueil de contes. Selon M. Kamel Abdou, enseignant universitaire qui était accompagné du président de l'association, M. Faycel Ahmed Raïs, lors d'une conférence de presse, l'association «connaissant l'importance de cet héritage, qui n'est d'ailleurs par étranger aux Algériens, a opté pour une démarche parallèle. Laquelle démarche consiste en la collecte, l'enregistrement et la transcription de ce patrimoine détenu en grande partie par nos aïeux».
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