Constantine - Revue de Presse

15 ans de prison pour le mari Il asperge sa femme d'essence et met le feu



Le tribunal criminel près la cour de Constantine a eu à traiter, avant-hier lundi, une affaire peu banale qui s'était passée dans la ville de Hamma Bouziane au mois de mars 2006, quand F.A., 48 ans, avait tenté de brûler sa femme en l'aspergeant d'essence et en y mettant le feu. La malheureuse ne fût sauvée que grâce à la promptitude des voisins alertés par ses cris. Expliquant son acte devant le juge d'instruction, F. A. déclara qu'il voulait «simplement éduquer» sa femme afin de lui donner une leçon, l'amener au respect et à mettre un terme à ses disputes incessantes avec sa soeur. Aussi, bien avant qu'il ne passe à l'exécution de son acte criminel, le mari avait conçu le projet de défigurer sa femme et commença par préparer de l'essence qu'il puisa sur un reliquat de travaux de peinture qu'il avait effectués dans la maison. Malheureusement pour lui, les mobiles de sa tentative d'assassinat ne furent nullement en sa faveur pour le faire bénéficier de circonstances atténuantes demandées par sa défense, et le tribunal le condamna à une peine de 15 années de prison ferme. Tels que rapportés dans l'arrêt de renvoi, les faits s'étaient déroulés le 3 mars 2OO6 au domicile de F.A., dans la ville de Hamma Bouziane. Ce jour-là, sa femme D.S. était occupée à laver du linge quand celui-ci, la surprenant par derrière, lui versa une quantité d'essence sur le corps avant d'allumer son briquet et mettre le feu à ses vêtements qui flambèrent. Surprise et terrorisée, D.S. commença à crier et son mari s'est précipité sur elle pour, semble-t-il, l'aider à éteindre le feu. Mais elle lui échappa et courut à la cuisine pour s'asperger d'eau tout en ne cessant de pousser des cris. Alertés, les voisins accoururent pour l'aider à éteindre le feu, tandis que d'autres appelèrent la police qui la fit évacuer sur l'hôpital de Constantine. Confrontée avec son époux, D.S. confirma que ce dernier avait bien l'intention de la tuer. Cette version avait été corroborée par le témoin qui alerta la police lequel a déclaré avoir vu F.A., accoudé à un mur, fumer sa cigarette en regardant sa femme et les voisins se débattre pour éteindre les flammes qui avaient pris à ses vêtements. La partie civile axa sa plaidoirie sur la préméditation et sur la méthode insensée utilisée par le mari qui, prétendant éduquer sa femme, avait tenté, avec préméditation, de la brûler vive. Elle fut suivie par le parquet qui considéra que les déclarations de l'inculpé ont été battues en brèche par les témoignages et les faits établis qui constituent des preuves irréfutables quant à l'intention de F.A. de tuer D.S., sa femme. Il demanda la perpétuité. Les quatre avocats de la défense de l'inculpé, après une plaidoirie sur la nécessité de conservation des liens conjugaux, sur les circonstances dans lesquelles le mari avait agi, les mobiles qui l'avaient poussé à accomplir cet acte sans intention criminelle, seulement il n'en avait pas mesuré la gravité, demandèrent au tribunal de faire bénéficier leur client de circonstances atténuantes. Le verdict est tombé à la fin: 15 années de prison ferme pour le mari.
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