Constantine - A la une

«1400 sociétés privées au bord de la faillite» Saïda Neghza, vice-présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes :



Sur les 1800 entreprises privées que compte le secteur de l'industrie, 1400 sont au bord de la faillite, a indiqué hier Saïda Neghza, vice-présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) à l'occasion de l'installation du bureau de Constantine de cette fédération en présence de 300 personnes. La situation est alarmante, selon la vice-présidente qui dénonce ainsi que tous les présents «les rapports privilégiés des entreprises étrangères avec l'administration». Les étrangers, notamment les Turcs, ont été cités par les intervenants comme étant «des entreprises jouissant de la complicité des directeurs des OPGI et des walis dans le secteur du bâtiment».
En effet, les entreprises algériennes ne peuvent soumissionner aux nombreux projets en raison des conditions imposées par les maîtres d'ouvrage et sont obligés de sous-traiter avec les entreprises étrangères détentrices des marchés, selon des intervenants. C'est l'un des problèmes que rencontrent les opérateurs privés dans ce créneau sans omettre le «harcèlement» auquel ils font face.
Le débat était houleux et les entrepreneurs ont pointé du doigt le gouvernement et surtout le ministère de l'Habitat qu'ils accusent de «marginaliser les entreprises privées», car selon eux, «les projets sont destinés uniquement aux entreprises publiques ou étrangères».
Aussi, les dernières déclarations du ministre de l'Habitat, Abdelmajid Tebboune, faisant part d'un manque de qualification de la part de entreprises privés algériennes, ont irrité plus d'un. D'ailleurs, les concernés ont lancé un défi au premier responsable du secteur afin qu'il puisse se rendre compte de manière «objective» et rationnelle des compétences et des capacités de certaines entreprises.
De son côté, le vice-président de la CGEA, Ali Guechi Mohamed Reda, a insisté pour dire qu'une nouvelle approche vient d'être inscrite par la confédération qui «veut défendre les intérêts de tous les opérateurs économiques». Il ajoutera : «La CGEA est un nouvel élan pour l'économie du pays». Tout en reconnaissant que «le secteur privé en Algérie est malade à cause des problèmes, notamment bureaucratiques, auquel il fait face, Ali Guechi insistera pour dépasser tous les obstacles».
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