Avec ses 30 000 habitants, Zeboudja compte se développer et rattraper son retard, dû essentiellement aux années de terrorisme qui l'ont plongée dans la terreur.Chef-lieu de daïra, située au pied du mont Bissa, la commune de Zeboudja compte près de 30 000 habitants. Pour s'y rendre, il faut emprunter soit la RN 4 par Oum Drou et Medjadja, soit la RN 19 via Bouzeghaia et Sidi Akkacha.
La population a payé un lourd tribut au terrorisme mais la situation générale s'est nettement améliorée par rapport à la décennie noire. La localité est en pleine reconstruction après les dégâts causés par les forces du mal, enregistrant des progrès évidents dans de nombreux domaines.
L'agriculture, qui constitue sa vocation principale, s'est fortement développée ces dernières années, en particulier dans la plaine longeant la route reliant Zeboudja à Breira, au sud du littoral de Beni Haoua. Les cultures sous serre exploitées de part et d'autre de l'oued Hamlil en sont la parfaite illustration. Ce vivier de produits agricoles frais approvisionne, faut-il le signaler, toute la région et même une partie de la wilaya voisine de Tipaza.
Les producteurs qui ont beaucoup souffert des crues récurrentes de ce cours d'eau, ne demandent que réparation des dommages causés ainsi que l'ouverture de pistes pour le transport des marchandises vers le marché de gros des fruits et légumes de Chlef. La production céréalière n'est pas en reste puisque Zeboudja figure parmi les régions à fort potentiel dans ce domaine. Elle a obtenu, cette année, des résultats satisfaisants, selon la direction des services agricoles. Par ailleurs, la présence d'une forêt de chêne-liège dans le massif de Bissa, non loin du siège de la commune, est un autre atout de taille pour le développement de l'activité économique en général et le tourisme de montagne en particulier. D'ailleurs, le site a été retenu pour la création d'une forêt récréative, d'autant plus qu'il concentre une richesse d'espèces végétales et animales.
Dans un autre registre, la commune a bénéficié de nombreux projets publics, dont un centre d'enfouissement technique des ordures (CET) pour un montant de 250 000 000 de dinars. Toutefois, l'accès à l'eau potable reste le problème principal à Zeboudja, dont on dit qu'il sera définitivement résolu en 2014, à la faveur de la mise en service de la nouvelle station de dessalement de l'eau de mer de Ténès. La résorption du chômage est un autre défi que les responsables tentent de relever dans le cadre de la relance économique et la valorisation des riches potentialités naturelles que recèle la région.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com