
Entre jeu de coulisses et accusations, la polémique enfleFranchement désolant ce qui se passe aujourd'hui au sein de ce football algérien dit professionnel. Un spectacle devenu insupportable pour avoir été souvent toléré par des responsables incapables de bannir les pratiques que la loi ne saurait passer sous silence.Comme nous l'avions déjà anoncé et combien dénoncé dans ces mêmes colonnes, les scandales qui ont caractérisé la 23ème journée du championnat professionnel Mobilis de Ligue 1, soit vendredi dernier à Chlef, ont encore donné lieu à un spectacle médiatique nauséabond, de la part de dirigeants, censés être des responsables exemplaires. Pour cause, tout est permis chez nous, à telle enseigne que le ridicule a atteint au sein de notre football national, des sommets inouis. Au risque de nous répéter, un député digne de ce nom, ne doit en aucun cas se donner en spectacle, comme vient de le faire samedi dernier Abdelkrim Medouar, en des termes qui n'honorent nullement sa fonction au sein du Parlement. Quelle que soit la nature des graves accusations dont il a fait l'objet de la part du nouveau manager général de l'USM El Harrach, en l'occurrence Hadj Kamel, jamais au grand jamais, l'actuel porte-parole officiel de l'ASO Chlef, ne devait contribuer à des débats médiatiques de très bas étage, encore moins s'exprimer en des termes fort très malvenus dans le contexte footballistique actuel.L'image que vient de donner Medouar auprès du grand public sportif, confirme de manière incontestable l'état de déliquescence qui caractèrise depuis fort longtemps notre sport-roi national. Des dialogues insipides «truffés» sans cesse d'accusations mutuelles très graves, sous forme de règlements de comptes, entre des dirigeants capables souvent de se réunir autour d'une même table bien «agrémentée» de victuailles, dans certains restaurants très huppés, et qui peuvent le lendemain devenir les pires ennemis, en se dénonçant sans aucune gêne. Franchement désolant ce qui se passe aujourd'hui au sein de ce football algérien dit professionnel.Un spectacle devenu insupportable, et qui s'est malheureusement trop banalisé, pour avoir été souvent toléré par des responsables incapables de bannir des pratiques que la loi et la morale sportive reprouvent souvent dans d'autres pays.La violence verbale dont sont devenus très coutumiers la plupart des présidents, et certains dirigeants de clubs qui se sont fait un nom grâce au football, explique très clairement aujourd'hui, pourquoi nos stades sont devenus avec le temps, de véritables arènes. Pour cause, le président de l'ES Sétif, en l'occurrence Hemmar, n'est nullement prêt d'oublier de sitôt le sale après-midi qu'il a vécu samedi dernier au stade Omar-Hammadi, et qui a tourné au cauchemar pour l'actuel premier responsable du champion d'Afrique. Un spectacle vécu en direct sur le petit écran par des millions de téléspectateurs, et qui donne une image hideuse du football algérien.Des insultes au quotidien dans la plupart des stades algériens, comme cela a été le cas aussi au 20 Août 1955, au terme du derby NAHD-USMA, et à la fin de laquelle de soi-disant supporters usmistes ont traité de tous les noms les Rouge et Noir de Soustara, en les accusant d'avoir levé le pied face au Nasria.Des énergumènes qui ont terni l'image du club de Soustara, et celle d'un football réellement malade, et souvent victime de ses pratiques. Côté JS Kabylie, après le match ASMO-JSK, le président Hannachi a déclaré à chaud sa ferme intention de poursuivre en justice notre quotidien et confrère sportif Le Buteur, pour avoir publié des propos qui visent sa personne. Il est clair que les dernières sorties médiatiques en date de Mouloud Iboud, et notamment son passage sur El Heddaf-TV, ne sont nullement étrangers aux derniers propos tenus à Oran par Hannachi, qui compte sur sa lancée, pour corser le tout, dénoncer publiquement les noms de deux anciens dirigeants de la JS Kabylie. Comme quoi, le cauchemar de cette fin de saison, un de plus, n'est pas près de s'achever de sitôt.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bachir BOUTEBINA
Source : www.lexpressiondz.com