La situation dans laquelle se trouvent actuellement plusieurs écoles primaires endommagées par les intempéries depuis le début de la saison hivernale à travers l'ensemble des communes de Chlef ont fait réagir, enfin, les autorités locales de la wilaya. En effet, selon des sources administratives, une commission d'enquête de wilaya vient d'être mise sur pied afin d'évaluer les dégâts et de faire aussi toute la lumière sur ces établissements scolaires qui ont été sérieusement touchées par les chutes de pluie et les rafales de vent qui continuent de sévir dans la région."Décidée par le wali et présidée par l'inspecteur général de la wilaya, cette commission est composée des représentants de l'organisme du contrôle technique de la construction (CTC) et de plusieurs autres experts spécialisés en la matière. Au total, ce sont 22 écoles primaires qui ont été sérieusement touchées, à ce jour, par les intempéries qui n'ont toujours pas cessé de frapper la région.
Pourtant, ces mêmes établissements scolaires, il faut le dire, avaient déjà fait l'objet auparavant de rapports indiquant qu'ils ne répondent plus aux normes compte tenu de la précarité et de la fragilité constatées au niveau de leurs édifices respectifs (murs fissurés, toits délabrés sur le point de s'effondrer et autres défaillances apparentes dont le risque était prévisible).
Malheureusement et contre toute attente, au lieu de procéder à leur rétablissement afin de les remettre à neuf avant le début de la rentrée scolaire, les responsables concernés ont préféré les rouvrir et les rendre ainsi opérationnelles malgré leur état physique inquiétant", expliquent des sources de la direction de l'éducation de la wilaya.
À propos du travail de ladite commission d'enquête qui s'est déjà rendue sur les lieux notamment à Ténès, Béni Houa, Taougrit et Bréra aussitôt installée, il a été fait savoir qu'il consiste à examiner minutieusement l'état actuel des écoles primaires concernées, de déterminer les responsabilités de chacun et d'établir enfin un rapport de situation détaillé qui sera transmis au wali qui prendra les mesures qui s'imposent.
Soulignons, enfin, dans le même contexte, que les parents des élèves scolarisés dans ces établissements scolaires, plus particulièrement ceux situées dans des zones rurales éloignées avaient, maintes fois, exprimé leur colère et leur indignation à l'égard de l'état dans lequel ils (les établissements) se trouvent, "c'est pourquoi d'ailleurs nous avions empêché nos enfants de rejoindre leurs écoles respectives durant plusieurs jours de peur d'être victimes d'un quelconque accident ou effondrement d'un toit".
AHMED CHENAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed CHENAOUI
Source : www.liberte-algerie.com