M. Hachlef, PDG de Sopi, a invité les opérateurs à s'inspirer de l'expérience réussie engagée dans la région Est, sous la houlette du groupe Benamor.
Un réseau d'amélioration de la qualité du blé vient de naître dans le centre du pays. Celui-ci regroupe la société Sopi, spécialisée dans la transformation des pâtes industrielles, l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et les producteurs céréaliers, avec la contribution du Comité régional interprofessionnel des céréales du Centre et des experts en la matière.
La cérémonie d'installation de ce réseau participatif a eu lieu dimanche, au siège de l'unité Sopi, communément appelée Couscous Mama, dans la wilaya de Blida. «Il nous importe tous (') de faire valoir nos atouts et notre expérience au sein de la filière pour plus de rapprochement, plus d'organisation et plus de technicité afin de faire évoluer ce programme de développement de la qualité des productions dans les zones potentielles de la région Centre», a lancé Réda Hachlef, PDG de Sopi, en présence d'agriculteurs, d'experts agronomes et de représentants de l'OAIC et du CCLS de Blida. M. Hachlef a invité les présents à s'inspirer de l'expérience réussie engagée dans la région Est, sous la houlette du groupe Benamor. Dans un premier temps, ce réseau est composé de 15 agriculteurs. «L'année prochaine, on compte augmenter ce nombre parce qu'il y a beaucoup d'agriculteurs qui veulent adhérer», a fait savoir M. Hachlef.
Les initiateurs dudit programme visent plusieurs objectifs. Il s'agit de coordonner les qualifications, les activités et les moyens disponibles des intervenants, de consolider les relations entre producteurs et transformateurs de blé, d'intensifier les méthodes et techniques de production, de promouvoir une large adhésion au concept de qualité et de traçabilité de la production à la transformation, de prendre en compte les besoins spécifiques régionaux de la consommation, de contribuer à la protection de l'environnement et enfin d'assurer une maîtrise des itinéraires techniques de production et des conditions de stockage. A chaque maillon de cette nouvelle chaîne est assigné un rôle spécifique. Au producteur céréalier, il est exigé l'application d'un itinéraire technique adéquat allant de la préparation des sols, au choix de la variété, à l'utilisation des intrants et la protection phytosanitaire, aux travaux de récolte et de précampagne.
De son côté, l'organisme stockeur doit mettre le paquet sur les moyens logistiques pour une collecte bien identifiée des lots par origine, leur stockage et leur conservation adéquats ; il doit aussi assurer la livraison au transformateur en tant que blé sain, répondant à toutes ses caractéristiques d'origine. En dernier lieu, le transformateur devra mettre les moyens technologiques adaptés, de l'analyse du blé à la réception jusqu'à l'orientation des produits finis vers différentes utilisations ; il doit aussi procéder à des analyses qualitatives tout au long du process et mettre à la disposition des autres intervenants les résultats obtenus. Pour atteindre ces objectifs, un plan organisationnel a été mis en place. C'est ainsi que le fonctionnement du réseau implique la définition d'un plan opérationnel qui associe conjointement les intervenants depuis l'identification des agriculteurs et des parcelles au prélèvement des échantillons et leur analyse, puis la collecte du blé, son nettoyage et son stockage par les CCLS jusqu'à la phase de transformation au niveau du moulin.
Ce même plan comporte, pour chaque étape, la codification des activités, la définition des objectifs de phase, les intervenants concernés, la période d'intervention et les documents servant comme source de vérification et de traçabilité. Le PDG de Sopi a souligné par ailleurs que deux autres transformateurs de la région du Centre devraient lancer leurs réseaux du même type incessamment. «J'espère que cette expérience sera aussi prise en charge par d'autres transformateurs. Il faudrait que tout le monde s'y mette. C'est d'ailleurs le but de notre vision futuriste. L'Etat subventionne les agriculteurs afin d'augmenter la quantité de production. Maintenant, il faudra mettre le cap sur la quantité et la qualité», a insisté ce jeune opérateur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hocine Lamriben
Source : www.elwatan.com