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Un grave problème national



Un grave problème national
Les matchs des 16èmes de finale qui se sont déroulés vendredi dernier à Ouargla, Tiaret et Chlef, ont tous été marqués par des fins de rencontres des plus houleuses.Si le phénomène de la violence dans les stades de football, se manifeste de temps à autre aux quatre coins de la planète foot, comme cela fût d'ailleurs le cas au cours de l'été dernier, durant l'Euro 2016, organisé par la France, il n'en demeure pas moins que chez nous, notre football national est constamment pris en otage par des comportements dont les auteurs sont devenus légion. Pour preuve, les matchs des 16èmes de finale qui se sont déroulés vendredi passé à Ouargla, Tiaret et Chlef, ont tous été marqués par des fins de rencontres des plus houleuses. Pis, au stade Opow de Ouargla où le MB Rouisset accueillait pour la première fois la JS Kabylie, des énergumènes comme il en existe partout aujourd'hui dans la plupart de nos stades de football, ont usé de projectiles envers les joueurs kabyles et les quelque 300 supporters de la JSK, suite au 2ème but des Canaris inscrit durant les prolongations par le joueur Boulaouidet. L'attaquant kabyle allait d'ailleurs être touché par un projectile, et nécessitera un arrêt momentané de la rencontre, pour permettre au service d'ordre d'intervenir. Alors que les dirigeants de Rouisset avaient réservé un accueil des plus chaleureux à leurs homologues du prestigieux ténor kabyle, des voyous se sont malheureusement mis en tête de se comporter comme de véritables «zombis», assoiffés de violence, faisant fi de toutes les règles élémentaires, en tentant d'agresser une équipe visiteuse qui a déjà payé au prix fort un précédent drame des plus tragiques, à travers la mort violente d'un joueur camerounais du nom d'Albert Ebossé. Ces jets de pierres et de projectiles en tous genres, devenus légion partout dans la plupart de nos enceintes footballistiques, comme cela a été aussi le cas au stade Boumezrag de Chlef, lors du match ASO-MCO, et télévisé en direct, sont le résultat d'un manque grave de civisme de beaucoup de nos concitoyens. Pis encore, le fair-play dont parlent sans cesse la plupart des responsables actuels en charge de notre sport-roi, n'est finalement que de la «poudre aux yeux», tant la réalité à laquelle nous avons droit tous les week-ends, a pris de très graves proportions au niveau de tous les stades algériens. Quand bien même les dirigeants de l'ASO/Chlef et ceux du Mouloudia d'Oran, ont tout fait pour réconcilier à tout prix les Asnamis et les Oranais, les milliers de téléspectateurs qui ont suivi en live le match de coupe remporté par les Chélifiens, ont certainement déploré ce qui s'est passé au cours de cette rencontre, des plus fair-play sur le terrain, mais malheureusement «faussée» par des comportements, totalement indignes de leurs auteurs. Et pour mieux enfoncer le clou, après le joueur du MCO qui a été touché par un projectile durant la rencontre, et tout ce beau monde agglutiné derrière la cage oranaise, sous l'oeil bienveillant du commissaire au match, le bus du MCO a été «caillassé» par des énergumènes. Pourtant, l'ASO n'avait nullement volé sa qualification aux dépens des Hamraoua. Avait-on donc besoin de recourir à la violence comme cela s'est produit à Tiaret où le MC Alger a finalement arraché une très difficile qualification, et au terme d'un match marqué lui aussi par une bataille rangée entre les supporters de Frenda et ceux du Mouloudia' Est- ce vraiment nécessaire de recourir de manière systématique à de tels comportements, et dont les derniers en date qui se sont produits à Aïn Fakroun en marge du match de la Ligue 2 CRBAF-JSM Skikda, ont donné lieu à des scènes de violence inouïe, et des images apocalyptiques, et suite auxquelles la commission que préside Hamid Haddadj, s'est contentée d'infliger aux gars d'Aïn Fakroun, deux matchs à huis clos seulement' Comment un club «multirécidiviste» comme le CRB Aïn Fakroun, et au coeur d'une précédente affaire de match «arrangé» avec l'AS Khroub, au terme de la saison écoulée, a encore fait l'objet de tant d'indulgence de la part de la ligue que préside Mahfoud Kerbadj' Et que vont aussi décider la LFP et la FAF à l'égard du président du CA Batna, en l'occurrence Nezzar, suite à ses dernières très graves accusations portées à l'égard de l'arbitre du match USMA-CAB, et selon lesquelles M. Ghorbal et ses deux assistants, auraient précipité l'élimination de la formation cabiste' Ce genre de propos dont a été l'auteur le boss du club phare des Aurès, contribuent grandement au pourrissement total de notre football national, qui est d'ailleurs devenu un grave problème national. Un spectacle des plus désolants qui a pris de l'ampleur, et qui expose surtout aujourd'hui tout un pan de notre société à de très sérieuses dérives, via un sport-roi national de plus en plus livré à lui-même, et totalement pris en otage par des énergumènes capables de «semer» la mort partout dans nos stades de football. Ce qui s'est encore produit au cours de ce dernier week-end exclusivement «réservé» à l'épreuve populaire, a malheureusement failli à son tour.Les beaux discours ne servent plus à rien, messieurs les responsables actuellement en charge du football national. L'âge de la pierre a encore de beaux jours chez nous, pendant que d'autres pays ont effectué de sérieux progrès pour endiguer chez eux un mal qui perdure «inlassablement» dans nos stades de football.A cette allure, il va falloir peut-être proclamer un jour «l'état d'urgence», tant la situation est devenue dramatique au sein de notre ballon rond national.
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