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Un gouvernement de compétences nationales'



Au fil des concertations et des déclarations des chefs de file des partis politiques, parties prenantes dans le cycle de consultations entamées par le président, se confirme et se dessine les contours du prochain gouvernement. Sera-t-il un gouvernement d'union nationale, c'est-à-dire à connotations totalement politiques, ou un gouvernement de compétences nationales, obéissant aux impératifs d'urgence de la conjoncture, consolidé par des mixtures partisanes' En tout cas, la deuxième journée, a vu la poursuite du cycle présidentiel de consultations, en direction des formations politiques ayant décroché des sièges au sein de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN). Les consultations qui se tiennent par ordre de mérite, suivant le nombre de sièges obtenus, ont vu le passage du leader du MSP, Abderrazak Makri et le patron du RND,Tayeb Zitouni. Les deux leaders politiques étaient accompagnés de membres respectifs de leurs instances directionnelles. Du côté du MSP, on notera la participation du président du madjliss Echoura, le docteur Abdelkader Semmari, le vice-président du mouvement, Abderrazak Achouri et le secrétaire national de l'organique et de la numérisation, Abdelali Hassani Chérif. Le leader du RND était également accompagné de membres de son parti, dont Ali Rezki, Mustapha Yahi et Monder Boudene. Comme depuis le début du cycle de consultations politiques, le président Tebboune était assisté du directeur de cabinet et du secrétaire général de la présidence de la République, respectivement Noureddine Baghdad-Daïdj et Mohamed El Amine Messaïd, ainsi que par le conseiller du président chargé des affaires juridiques et judiciaires, Boualem Boualem. Selon le SG du RND, «le président a demandé une liste de noms de candidats pour les postes de ministres», a-t-il déclaré lors d'un bref point de presse au siège de son parti. Zitouni s'est dit favorable à «un gouvernement de compétences nationales pour accompagner les partis politiques» au sein de cette nouvelle formation gouvernementale. Après avoir longtemps boudé l'opération politique de participation aux derniers gouvernements sous Bouteflika, bien qu'ayant été partie prenante à l'alliance présidentielle, le Hamas entend rafler la mise cette fois-ci. Les impératifs politiques étant tels, que le leader du MSP n'a pas caché ses ambitions quant à piloter le prochain gouvernement. Pour Makri, s'appuyant sur les instances suprêmes du mouvement islamiste, «d'aucuns parmi les leaders politiques ou les partis dans le monde travaillent pour accéder au pouvoir», devait-il déclarer le 24 mai dernier sur Beur Tv. Le leader du parti de Mahfoud Nahnah n'a jamais cessé de râler au sujet de «supposées fraudes électorales», qui auraient privé sa formation de la place de leader politique national. Cela, sans jamais présenter une quelconque preuve à même de le conforter dans ses accusations. Dans la réalité, le MSP de Makri souffre d'un éclatement ou plutôt d'un émiettement de l'aura islamiste, du fait de dissidences et de conflits d'intérêts entre les différents courants politiques qui composent cette mouvance. Un fait qui a lourdement pesé dans l'affaiblissement du MSP, faut-il le souligner. Ainsi, le parti islamiste qui a également des compétences à faire valoir, tout comme par le passé, ne se contentera pas de quelques postes pour signer son entrée officielle au sein du prochain gouvernement. Vorace et ambitieux, le Hamas réclamera, à coup sûr, des postes à la hauteur de ses prétentions, comme l'industrie, les finances, les nouvelles technologies et les start up, etc...des domaines et départements qui ont connu une certaine floraison sous le gouvernement Djerrad, et qui pourraient profiter de déclics à portée de main pour démarrer de manière fulgurante. Ce qui pourrait bénéficier à la formation de Makri, en quête de redorer son blason. Pour le RND de Zitouni, les choses ne semblent pas aussi différentes. Eclaboussé par les scandales politico-financiers, le parti de l'ex-alliance présidentielle est en quête de renouveau et de nouvelles perspectives politiques. Des postes au sein de ce gouvernement devraient consolider sa position socio-politique au sein du microcosme, et encourager ses éléments à affronter les locales dans de meilleures postures. Sur un autre chapitre, concernant l'installation de Mohamed Touil, député de la wilaya de Chlef, à la tête du groupe parlementaire du RND, le porte-parole du parti, Larabi Safi a démenti catégoriquement cette information, estimant que «la nomination du chef de groupe parlementaire n'interviendra qu'après l'installation de l'Assemblée populaire nationale (APN).
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