Il n'arrive plus à répondre aux besoins de la population locale.Les habitants du douar de Sidi Aïssa dans la commune de Taougrit, au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Chlef, manquent cruellement, depuis des années, d'une parfaite prise en charge médicale malgré l'existence d'une polyclinique dans leur localité. D'après les nombreux témoignages recueillis auprès de plusieurs de ces mêmes habitants, cet établissement sanitaire public n'arrive plus à répondre aux besoins médicaux de la population locale ni même aux cas urgents qui surgissent de temps à autre.
"D'abord, cette polyclinique n'est opérationnelle que durant quelques heures uniquement par jour. Ensuite, toutes les prestations de services fournies aux malades et aux blessés n'ont jamais été effectuées comme chacun l'espérait. La qualité des soins médicaux apportés aux malades en général dans cet établissement sanitaire est médiocre pour ne pas dire inexistante dans la plupart des cas.
Et face à cette situation, nous nous trouvons obligés d'évacuer nos malades vers les hôpitaux et autres structures sanitaires se trouvant notamment à Chlef, à Mazouna et à Sidi M'hamed dans la wilaya de Relizane et même à Mostaganem, parfois pour y subir uniquement les premiers soins médicaux, ce qui nous coûte financièrement, il faut le dire, les yeux de la tête", s'indignent de nombreux citoyens à Sidi Aïssa.
Il nous a été également indiqué, dans le même contexte, que cette polyclinique manque cruellement d'équipements et de matériels médicaux, ce qui met, selon nos sources, l'ensemble du personnel médical dans l'incapacité d'accomplir parfaitement sa mission. "Cet établissement est dépourvu d'ambulance et ses locaux connaissent de sérieuses dégradations au niveau de l'ensemble de sa structure. Les flagrantes fissurations de ses murs occasionnent durant chaque saison hivernale de grandes inondations qui l'envahissent en raison de l'infiltration des eaux pluviales.
Aussi, cette polyclinique n'a jamais bénéficié du matériel médical indispensable, et ce, depuis sa première mise en service il y a de cela plus de 18 ans, ce qui fait à chaque fois fuir les médecins qui y sont affectés", concluent nos interlocuteurs qui souhaitent l'intervention des autorités sanitaires de la wilaya afin qu'il soit mis fin à leur calvaire en accordant un intérêt particulier à leurs préoccupations.
AHMED CHENAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed CHENAOUI
Source : www.liberte-algerie.com