En jachère. Est de loin le terme qui pourrait qualifier, la situation du secteur du tourisme actuellement. Paradoxalement aux potentiels incommensurables, les politiques publiques affectées depuis des années, à relancer le secteur et mettre en valeur les opportunités de développement et de modernisation, ont échoué sous le poids d'une gestion bancale qui n'a laissé cours qu'aux pratiques mafieuses. Une situation qui a perduré, engendrant des séquelles profondes et des retards à tous les niveaux. Du plan de rénovation des établissements déjà existants, aux réalisations des infrastructures hôtelières, et de formation, le déficit d'accueil s'est inlassablement creusé, et a plongé le secteur dans les abysses de l'incompétence. Ce titre, le ministre du Tourisme, de l'Artisanat et du Travail familial, Mohamed Ali Boughazi, n'a pas manqué de souligner à partir de la wilaya de Chlef, que «l'encouragement de l'investissement touristique et l'amélioration de la gestion du secteur à travers la numérisation, s'inscrivent dans le cadre des efforts de l'Etat en vue de concrétiser un décollage aussi bien de l'économie que du développement, ce qui aura une incidence positive sur le volet social». Une orientation déjà mise à l'ordre du jour par ses prédécesseurs, mais jusque-là sans impact sur le terrain. Une tâche qui au fil des années est devenue des plus ardues, dans la mesure où toute la stratégie déployée par le passé est remise en cause, et nécessite des verrouillages courageux. Notamment en matière d'ouverture vers l'investissement privé, la libération du foncier, et l'accompagnement juridique adéquat. Autrement dit, il s'agit d'une réforme, aux allures de plan Marshall, dont les effets devraient se faire ressentir au niveau de la qualité des infrastructures et des prestations de service, et surtout au niveau des tarifs. Car il faut le dire, que depuis des années, et en dépit d'efforts de redressement des situations, des fleurons du tourisme national, sont tombés en ruine, et attendent inlassablement qu'on vienne les sortir de leur torpeur. Cela étant, il est toutefois encore possible, aux yeux des observateurs, de sauver le Parc touristique national à travers l'application de nouvelles approches claires et efficientes, essentiellement basées sur l'obligation de résultats et sur le contrôle. Dans ce sillage, le ministre a précisé que«l'Algérie dispose des potentialités de relance et de décollage de son économie et de son développement, l'encouragement de l'investissement, la facilitation des procédures à tous les niveaux et la numérisation s'inscrivent dans le cadre de la bonne gestion et de la transparence».C'est dans cette optique que semblent se diriger les nouvelles orientations du ministre du Tourisme, rejoignant une vision globale du renouveau économique, et pour lequel tous les secteurs convergent vers l'édification de nouveaux paradigmes de gestion. L'heure étant aux grandes réformes, celle du secteur du tourisme demeure d'un apport stratégique pour la réussite du plan de relance économique. À ce titre, le ministre dira que «l'Algérie nouvelle se construit par les bras de ses propres enfants à travers un investissement sérieux dans tous les secteurs et l'adaptation aux évolutions technologiques et numériques, d'autant qu'elle dispose d'écoles supérieures, d'universités et de compétences, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali AMZAL
Source : www.lexpressiondz.com